« Je préfère le chaos au despotisme parce que dans le chaos j’ai le choix ». Ainsi s’exprimait Gilbert Achcar, professeur à la School of Oriental and African Studies de Londres, dans une interview sur l’islamisme au pouvoir dans les pays arabes, qu’il a donnée récemment au journal « Le Monde ». Pour beaucoup d’Occidentaux, les soulèvements en domino dans les pays arabes depuis 2011 ont apporté davantage de chaos qu’un élan vers une démocratie espérée et leurs attentes déçues cèdent à l’anxiété de voir le pouvoir détenu depuis par les...