Réponses aux questions des MJC de la circonscription

Les présidents des MJC de la 12ème circonscription, soucieux de l’avenir de leurs associations, souhaitaient connaitre
mes orientations sur des thèmes les préoccupant au quotidien dans leur fonctionnement.

Ils m’ont proposé de répondre à quatre questions en limitant mes  réponses à 2000 signes pour chacune. Vous trouverez ci-dessous mes réponses :

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Je vous remercie tout d’abord pour le courrier que vous m’avez adressé.

Comme vous le savez, la jeunesse est la priorité du Président de la République, François HOLLANDE, et du gouvernement. Notre confiance doit être tout acquise aux jeunes avec lesquels se construit l’avenir. Ce construire ensemble nous implique tous : C’est pourquoi j’ai signé  dès décembre 2011, comme votre fédération nationale,  « l’appel pour un big-bang des politiques jeunesse ».

Vous me proposez  de répondre à quatre questions :

Quelles seraient les premières mesures que vous pourriez prendre pour améliorer les conditions d’intégration des 16-25 ans dans notre société et notamment celles qui favoriseraient leur engagement ?

La vie associative est un espace privilégié et central pour favoriser l’engagement des jeunes. La mise en place de dispositifs, incitant les jeunes à s’engager davantage et permettant aux associations de les accueillir en plus grand nombre, me paraît incontournable.

Avec François HOLLANDE, je souhaite :

–          Développer une culture du volontariat et réussir l’acte 2 du service civique : Par la mise en place d’un éveil à la citoyenneté dans le cadre de la scolarité obligatoire et par la création d’un statut de volontariat de l’animation comme l’une des formes de service civique. Une meilleure intégration ne peut s’affranchir de la reconnaissance de toutes les formes de volontariat

–          Faire  reconnaître et valoriser les expériences d’engagement des jeunes : La loi de 2002 sur la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) a reconnu pour la première fois l’expérience bénévole comme une composante d’un parcours, au même titre que l’expérience professionnelle. Cette nouvelle disposition doit toutefois se généraliser dans sa mise en oeuvre. Il convient aujourd’hui d’envisager d’autres dispositifs de valorisation de l’engagement, notamment : 

  • Renforcer l’information sur les dispositifs existants de valorisation de l’engagement bénévole, tels que la VAE.
  • Simplifier les démarches et les procédures pour accéder à la validation des acquis d’une expérience bénévole.
  • Renforcer l’accompagnement des personnes souhaitant valoriser leur parcours et les compétences acquises durant leur expérience bénévole. Les organismes valideurs devront ainsi s’engager plus résolument dans la mise en oeuvre de ce nouveau dispositif d’accès à la qualification. Les associations devront quant à elles produire un travail sur la clarification et la formalisation des compétences bénévoles.
  • Envisager la création d’un « compte d’épargne civique » qui ouvre des droits en matière de formation, de qualification et de retraite.

 –          Créer une couverture universelle d’émancipation de la jeunesse : Aujourd’hui, aucun système de filet de sécurité n’existe pour les jeunes dans leur parcours vers l’émancipation et l’autonomie. Quand elles existent, les aides sont largement insuffisantes :

  • Les allocations familiales sont versées jusqu’à l’âge de 20 ans des jeunes (et ce sont les parents qui les perçoivent).
  • Les jeunes et leurs parents ne bénéficient d’aucune lisibilité sur l’octroi des bourses au mérite.
  • Dans l’enseignement supérieur, le système de bourses n’empêche pas une partie des étudiants de devoir travailler pour financer leurs études.
  • Les jeunes de moins de 26 ans, sauf conditions particulières d’avoir travaillé durant les deux années précédentes, sont exclus du RSA.
  • Les primo demandeurs d’emploi ne bénéficient pas d’indemnités de chômage.
  • Les 18-25 ans sont ceux qui profitent le moins des mesures redistributives (étude d’avril 2007 du Centre d’études de l’emploi).
  • Les jeunes, souvent astreints à des CDD lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail n’accèdent pas au logement, faute de revenus et de garanties suffisants de l’avis des propriétaires loueurs.

Le système des aides sociales en direction des jeunes nécessite plus qu’une réforme, il est à réinventer, à travers la mise en place d’une couverture globale pour tous les jeunes, induisant un traitement individualisé considérant la situation particulière de chaque jeune et le projet de vie auquel il aspire.

La couverture universelle doit prendre en compte les besoins économiques fondamentaux des jeunes en termes d’accès à l’emploi, au logement, à la santé, à l’éducation, à la culture, aux loisirs liés à ce parcours.

Un travail doit être mené pour définir les modalités de financement de cette couverture universelle d’émancipation des jeunes. L’une des options qui pourrait être retenue consisterait à engager une réforme fiscale qui aboutisse à une pleine reconnaissance sociale et citoyenne des jeunes.

Quelles mesures permettraient, selon vous, de favoriser l’accès, du plus grand nombre, aux activités culturelles, sportives ou de loisirs ?

Le sport et la culture sont un levier d’éducation, de santé, de bien-être et de cohésion sociale. Ces activités et ce qu’elles impliquent en construction de soi, en épanouissement et en équilibre personnel doivent pouvoir bénéficier à tous les publics, où qu’ils résident et travaillent, de l’enfant au sénior.  Elles doivent être garanties à tous les jeunes, valides ou non.

Avec François HOLLANDE, je souhaite:

–          soutenir les fédérations multisports, affinitaires et scolaires afin d’assurer une pratique réellement adaptée à tous. En mobilisant les compétences et les moyens de toutes les fédérations sportives pour une reconnaissance légitime de leurs spécificités et de leurs contributions à une véritable mission de service public du sport

–          lancer un programme ambitieux d’équipements sportifs de proximité

–          adapter les conditions de l’encadrement sportif professionnel aux enjeux du développement des pratiques. Les formations doivent s’adapter dans le cadre d’une nouvelle filière des métiers du sport.

–          coordonner les politiques publiques et adapter la gouvernance territoriale du sport au service de tous les publics

–          développer  une véritable politique de soutien aux pratiques  culturelles en amateur. Pour cela, je proposerai de réserver une partie des subventions publiques aux institutions, festivals et projets pour les actions qui assurent les rencontres entre professionnels et amateurs dans la pratique. Je proposerai également d’inventer un statut juridique pour les amateurs.

–          Je proposerai de construire un parcours d’éducation artistique à l’école primaire au collège, dans tous les lycées et dans les apprentissages en créant par exemple dans les établissements scolaires des lieux permanents de pratiques artistiques et culturelles en amateur, accessibles aussi à tous les habitants du secteur.

Quels types de soutiens doit concrétiser l’Etat pour mieux aider le développement de la vie associative ? (ex : statut du bénévole, aides à l’emploi, fiscalité…)

Dans le contexte de crise économique et sociale que nous connaissons, l’Etat doit tout mettre en œuvre pour renforcer le secteur associatif et d’éducation populaire, un des plus créateurs d’emplois dans notre pays, qui tisse au quotidien le lien social dans nos quartiers, assurant de façon complémentaire à l’école, la mise en œuvre de politiques éducatives, que ce soit l’accompagnement scolaire, l’encadrement et la formation de jeunes, les classes de découverte, les activités sportives ou artistiques en direction de millions d’enfants, parmi les plus fragiles ou les plus modestes, partout sur notre territoire.

Avec François HOLLANDE, je souhaite :

–          Initier un véritable dialogue civil entre les associations et le pouvoir public : Clarifier les relations entre les associations, l’Etat et les collectivités territoriales par un véritable dialogue, construit sur la base de la de la Charte des engagements réciproques signée en 2001, et sur une déclinaison généralisée et concertée de cette charte au niveau des collectivités territoriales

–          Assurer le fonctionnement des têtes de réseau associatives dans leur dimension d’animation citoyenne sur les territoires en leur donnant les moyens de financer leur projet global hors des actions spécifiques en lien avec une politique publique. : Le financement pluriannuel doit être mis en place pour permettre aux associations d’avoir une visibilité sur leur avenir. En cas d’initiative publique, il me semble primordial de privilégier le recours à la technique de l’appel à projets qui permet de garantir une marge d’autonomie dans la réponse des porteurs de projets, afin d’éviter le recours systématique aux marchés publics.

 –          Réformer l’actuel Conseil de développement de la vie associative et créer un fond spécial pour l’innovation : Ces mesures encourageront les associations à mener des expérimentations qui font progresser l’innovation, la recherche et la réflexion.

Quels rôles selon vous doivent pouvoir tenir les fédérations sportives ou culturelles vis-à-vis des associations locales et avec quels moyens ?

Il est une évidence pour moi que les têtes de réseaux sont indispensables au fonctionnement de la vie associative dans notre pays. Ces fédérations doivent redevenir le lien entre l’Etat et les associations locales réparties partout sur notre territoire. Elles doivent être (accompagnées financièrement et si elles le souhaitent méthodologiquement par l’Etat)  présentes aux côtés des associations locales pour l’accompagnement et la formation des bénévoles, l’aide à la mise en place de projets, l’organisation de débats d’idées et avoir les moyens pour redevenir les laboratoires d’idées de notre tissu associatif.  Les propositions de la question précédente sont à destination des têtes de réseaux.

En espérant avoir répondu à l’ensemble de vos questions, je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, en l’assurance de mes salutations respectueuses.

 

Joëlle SECHAUD

Candidate à l’Election législative sur la 12ème circonscription du Rhône

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