Qui pourra encore se loger à Oullins ?

O% de logement social à l'ilot de la Camille

Mr F.N. Buffet s’exprimait très critique dans sa newsletter du 7 septembre dernier à propos de la politique du logement du gouvernement, un des engagements de F. Hollande, et que va mener la ministre du logement, Mme Cécile Duflot. Et le maire de fustiger l’augmentation à 25% de logements sociaux obligatoires d’ici 2025 et la multiplication par 5 des pénalités à l’encontre des maires qui comme lui ne respectent ni la loi ni la population diverse, dont celle aux revenus modestes,  qui compose leur commune. Et le maire d’Oullins d’argumenter :

« Les familles modestes quittent aujourd’hui les centres-villes devenus trop chers pour aller s’installer en 2e voire en 3e couronne.  A aucun moment ils n’ont la possibilité de sortir d’un système qui les repousse toujours plus loin. Il faut donc les aider à accéder plus facilement à la propriété et maintenir la mixité sociale dans le cœur des villes ».

De qui Mr Buffet se moque-t-il, lui qui non seulement n’a rien tenté durant son mandat pour soutenir la construction de logements à prix modérés, laissant stagner la ville à 16,7% de logements sociaux quand la loi en impose 20%, mais qui se pâme encore d’annoncer des constructions à 3500€/m2, comme l’ilot de la Camille en haut de la Grande rue, plus chères que la moyenne du Grand Lyon, lui qui n’entreprend rien non plus contre la vacance des logements (il y en a 700 à Oullins)?

Parce qu’il vit à Ste Foy Les Lyon, commune où le revenu par habitant est un des plus élevés dans notre agglomération, sans doute Mr Buffet ne mesure-t-il pas combien la situation des jeunes en général et à Oullins en particulier se précarise, combien exorbitants sont les loyers dans les charges des ménages aux revenus modestes, combien l’emploi se raréfie, impactant à la baisse les revenus de beaucoup de nos concitoyens !

Lui dont la politique du logement – construire cher pour une catégorie sociale moyenne, voire aisée –  est à l’origine du départ forcé de nombreux habitants qui partent s’installer plus loin, lui qui expose la ville à des pénalités pour ne pas respecter une répartition équilibrée de logements à prix modérés dans l’ensemble des nouvelles constructions, lui qui n’a aucune idée de l’écologie sociale au point de ne pas mener de politique environnementale qui  viserait à faire des économies d’énergie et à réduire les charges dans les logements de ceux qui en auraient le plus besoin , lui-qui est responsable en ne favorisant pas la mixité sociale d’inégalité territoriale, lui-même ose pour se disculper nous expliquer avec aplomb dans sa newsletter que nous pourrions gonfler les chiffres du logement social en les dopant avec l’accession sociale à la propriété !

Puisque le rapport de la fondation Abbé Pierre confirme que c’est la droite qui freine la mise en œuvre la loi SRU – 19 des 25 villes les plus mauvaises sont dirigées par l’UMP – nous pouvons avoir confiance dans le changement qu’apporte une politique de gauche, celle-là même voulue par les Français le 6 mai dernier lorsqu’ils ont élu François Hollande Président de la République : Le  gouvernement prévoit d’ici à 2016 la cession de 930 sites, qui représentent 2 000 hectares de terrains publics (Cet inventaire des terrains mobilisables est public). Ainsi les collectivités locales pourront-elles accéder gratuitement aux terrains de l’Etat pour construire du logement social Cette contribution du foncier public à l’offre globale est d’autant plus importante qu’il s’agit souvent d’un foncier situé au cœur des agglomérations. Or la construction de logements locatifs sociaux bien insérés est un élément indispensable pour favoriser la mixité sociale et l’égalité territoriale. D’ici à 2016, sur ces terrains, 110 000 logements pourraient être construits (dont près de la moitié en Ile-de-France).

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