quelles politiques publiques pour l’égalité femmes hommes ?

Candidate en juin dernier aux élections législatives dans la 12ème circonscription du Rhône, je souhaitais m’investir contre une des injustices faites aux femmes : la non reconnaissance du congé parental dans le calcul de la retraite des femmes, années qui pénalisent l’évolution de leur carrière professionnelle et reteignent leur future pension alors qu’elles sont de plus en plus nombreuses à élever seules leurs enfants et à ne compter que sur leurs seuls revenus pour s’en sortir.

Nommée Ministre des Droits des Femmes, Najat VALLAUD-BELKACEM nous présente aujourd’hui l’édition 2011 des chiffres clés de l’égalité entre les femmes et les hommes : titre porteur d’espoir, mais derrière lequel se cachent bien au contraire de cruelles et injustes inégalités.

La volonté de François HOLLANDE et de la gauche, élus le 6 mai dernier à la tête de l’Etat, pour que soient reconnus aux femmes (51,5% de la population française) les mêmes droits qu’aux hommes se traduit par la nomination d’une ministre déléguée à cette cause. Tous les domaines, que ce soit la vie de la Cité, la vie personnelle et professionnelle des femmes, sont concernés, mais je n’en examinerai qu’un seul ici : le paysage politique français.

Grâce à la gauche et à Lionel JOSPIN, auquel nous devons la réforme constitutionnelle de 1999 et l’abrogation en 2000 de la loi sur la parité, les femmes sont devenues presque aussi nombreuses que les hommes dans les scrutins de liste comme les conseils régionaux, les conseils municipaux ainsi que le parlement européen.

UN BEMOL : le Sénat et l’Assemblée Nationale accusent un retard scandaleux où on dénombre actuellement 77 sénatrices contre 348 sénateurs et 152 députées femmes contre 422 députés hommes, reléguant la France à la 17ème place (18,9% de femmes) dans l’Union Européenne pour ce qui est de la place des femmes dans les parlements nationaux (1ère place occupée par la Suède : 46,1% de femmes).

On se souvient que l’UMP avait nargué la parité dans le Rhône, réduisant la  part des femmes candidates pour représenter leur parti dans le Rhône aux élections législatives à 28% ! (Le Parti socialiste présentait quant à lui 7 femmes  sur les 12 candidats). Un des représentants locaux de ce parti d’opposition en la personne du maire d’Oullins persévère dans le sexisme puisque, ayant reçu la démission de deux de ses adjointes, il a choisi tout d’abord de ne pas les remplacer, réduisant le nombre de ses adjoints à 8 au lieu des 10 nécessaires, puis de reconstituer une liste non paritaire, qu’il présentera dans une délibération à la séance du Conseil municipal du 26 novembre où les 2 adjointes démissionnaires sont remplacées par un homme et une femme !

L’éducation à la parité et plus largement à l’égalité femmes hommes du maire d’Oullins passerait-elle par la soirée spéciale contre le sexisme du jeudi 22 novembre prochain au Comoedia à Lyon : « LE SEXISME, C’EST PAS MON GENRE » ?

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