Quelle Europe pour la nouvelle majorité ?

Une Europe solidaire et mieux gérée

L’Europe respire à nouveau et les citoyens que nous sommes, directement impactés par la crise manifeste dès 2007, aussi : La Banque centrale européenne a pris position et a redonné confiance aux marchés – Les Pays Bas ont élu un gouvernement pro européen – La Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a jugé le mécanisme européen de stabilité (MES) conforme à la Constitution allemande – le Président de la commission européenne, Mr Barroso, a dans son récent discours pour la première fois fait mention d’une Europe en tant que fédération d’Etats Nations, faisant faire des progrès considérables à la pensée de Jacques Delors – Le Président du Conseil européen H. von Rompuy a proposé une régulation – Les 6 000 banques de la zone euro vont être mieux organisées – .

F. HOLLANDE, Président de tous les Français, a su en quelques mois donner une respiration apaisée à l’Europe. Les relations franco-allemandes reconnues essentielles, ce dont témoignent dès son élection la visite du président français à A. Merkel à Berlin, suivie d’une autre, puis la venue de la chancelière allemande à Reims, l’accueil à Paris de l’opposition allemande social démocrate et la rencontre de Ludwigsburg samedi 22 septembre, ne sont plus pour autant  exclusives. Finie la « Merkozy » et la France soumise à l’autorité allemande. Ses trois visites à Rome, puis à Madrid et Londres marquent la volonté de F. Hollande d’ouvrir le jeu et de créer un rapport de forces nouveau : Désormais, grâce à lui, les institutions européennes ne sont plus malmenées et les relations entre le Secrétariat aux affaires européennes et la  Commission européenne sont empreintes de respect et s’affichent bonnes.

Pas d’innovation spectaculaire qui hisserait le fédéralisme vent debout, mais néanmoins une vraie volonté d’avancer, selon Najat Vallaud-Bellkacem, porte parole du gouvernement : « pas pour plus d’Europe, mais pour mieux d’Europe ». Il suffit pour s’en convaincre d’enregistrer la recapitalisation directe des banques, la supervision bancaire confiée à la BCE, la mutualisation des dettes (eurobonds), le mécanisme de stabilité, l’exigence de sommets réguliers dans la zone euro…

Les marchés financiers sont une des contraintes auxquelles est soumise la politique européenne, qui au demeurant vampiriseraient moins les pays européens endettés si comme les Etats Unis ils étaient fédérés (s’attaquent-ils à la Californie ?). L’opinion publique et 2005, date du référendum sur le traité européen sont les deux autres.

Face au désenchantement, entretenu par le populisme de certains partis politiques et par les détracteurs de l’Europe, le Président Hollande se fixe des objectifs clairs : une Europe solidaire (et elle l’est de par les contributions financières considérables de certains pays, l’Allemagne, 190 milliards€,  et la France , 140 milliards€, en tête, aux pays membres les plus en difficultés et par l’aide humanitaire qu’elle déploie à travers le monde), mais sérieuse dans sa gestion ! Il convient aussi de mieux comprendre ce que veulent les peuples, de travailler sur une idée d’Europe plus démocratique et de redonner aux peuples le goût à l’Europe car ils ont le sentiment qu’elle ne s’occupe pas nécessairement de l’essentiel, ces mêmes peuples qui se déclarent dans les sondages défavorables au traité mais qui déclinent l’Europe positivement quand il s’agit de la PAC ou de défense. Il convient également de mieux éduquer les jeunes sur l’Europe qui tout en la pratiquant sans frontières au quotidien n’en mesurent pas la fragilité. C’est à ces conditions que la paix et non la guerre se gagnent durablement.

Cet article s’inspire de la conférence à laquelle j’ai assisté le mardi 18 septembre 2012 au Goethe Institut de Lyon sur le thème : Quelle politique européenne pour la nouvelle majorité ?

Intervenants :

Henri OBERDORFF, professeur de droit et de sciences politiques à l’université de Grenoble et Sébastien MAILLARD, journaliste à « La Croix ».

Robert Schuman, fondateur de l'Europe

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