Priorité Logement

La France des propriétaires a été promise en 2007, mais la promesse encore une fois n’a pas été tenue

Jamais le logement n’a représenté une part aussi importante dans le budget des ménages aux revenus moyens : un quart de leur budget contre 18% en 1984. (Proportionnellement le budget logement est inférieur à 30% chez les ménages aisés). Et cette charge  est encore plus lourde quand on est locataire.

Jamais les prix de vente des logements n’ont été aussi élevés : ils ont augmenté de +140 % depuis 2002.

Jamais les loyers de relocation n’ont autant explosé : ils creusent l’écart entre loyers privés et loyers HLM (rapport de 1 à 2 dans les grandes agglomérations, de 1 à 3 en Ile-de-France, de 1 à 4 à Paris).

Jamais les ménages n’ont attendu aussi longtemps pour accéder à un logement social : 1,2 millions de ménages sont sur listes d’attente.

Jamais autant de Français n’ont été aussi mal logés : 3 millions de Français sont mal-logés, plus de 9 millions sont en réelle fragilité de logement.

La promesse du candidat sortant était de faire croire que tout le monde pourrait accéder à la propriété. Encore aurait-il fallu qu’il mène une politique de régulation des prix. Or il faut maintenant et en moyenne s’acquitter de presque 4 années de revenus pour accéder à la propriété (contre 2,1 ans en 2001) et s’endetter pendant 18 ans (au lieu de 14 ans en 2001).

Les dispositifs mis en place ont été inefficaces : on attend encore le bilan de la maison à 15 euros de Mme Boutin, ce concept inédit de « primo accession populaire à la propriété » qui conduit surtout à l’endettement des ménages modestes sur une durée pouvant aller jusqu’à 40 ans, sans réelle garantie en cas de défaut de paiement. Qu’en est-il encore du bilan de la Maison à 100 000 euros de M. Borloo qui rime avec fiasco ?

Face à l’accession à la propriété, il aurait fallu aussi développer le parc locatif pour que tous puissent se loger et notamment les jeunes qui se trouvent sinon durablement exclus du logement autonome.

Les lois Robien, Borloo et autres Scellier n’auront été que des défiscalisations injustes et inefficaces, extrêmement coûteuses pour les finances publiques.
1,065 milliard d’euros pour 2012, soit +30 % par rapport à 2011.
2,9 milliards d’euros sur les trois dernières années (2009-2012).

Subventions en baisse : Les subventions destinées à la réalisation de logements sociaux sont en berne : l’Etat ne participe plus qu’à hauteur de 4% du coût de la réalisation d’un HLM, il ne donne plus un centime pour la lutte contre l’habitat indigne ni pour la réhabilitation des logements sociaux.
Les crédits destinés à la construction locative et à l’amélioration du parc ont fondu, passant de 827 millions€ en 2007 à 322 millions€, soit – 61%. Les crédits destinés à l’hébergement d’urgence ont chuté aussi.
Certaines communes refusent de s’engager dans la voie des 20% de logements sociaux (condition : 3500 habitants dans une agglomération de plus de 50 000 habitants) et l’Etat ne se substitue pas aux maires récalcitrants.

PERMETTRE A TOUS DE SE LOGER, C’EST MAINTENANT et François HOLLANDE s’engage :
A faire du logement une priorité nationale

A ce que l’Etat mette à disposition des collectivités locales tous ses terrains disponibles pour construire du logement social
à doubler le plafond du livret A pour financer le logement social

A encadrer les loyers, à réguler le marché locatif et à stopper la flambée des loyers
A renforcer la loi SRU : à multiplier par 5 les sanctions à l’encontre des communes récalcitrantes qui bafouent la loi et ne respectent pas les 20% de logements sociaux, à fixer des objectifs de mixité sociale plus ambitieux, à rendre le logement décent possible sans se ruiner
A faire des choix budgétaires et à mener une politique fiscale justes : pas d’avantage fiscal sans contrepartie sociale.

a investir dans les économies d’énergie de manière à faire baisser les charges, notamment des foyers les plus affaiblis

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