Pourquoi la droite UMP est-elle responsable de la situation économique dégradée des quartiers sensibles ?

Peut-on rester indifférent au fait que le taux de chômage depuis 2008, année clé de la dépression économique, reste stable en milieu urbain en moyenne nationale tandis qu’il explose dans les quartiers pauvres, ceux classés en politique de la ville ?

L’observatoire National des zones urbaines sensibles (ONZUS) révèle même dans son rapport publié le 16 novembre dernier que le différentiel atteignait 13,3 points en 2011 et que le taux de chômage en zone urbaine sensible a grimpé à 22,7% en 2011, supérieur de 2 fois et demie à la moyenne nationale dans les agglomérations qui accueillent ces quartiers!

Quelles sont les populations que le rapport dit victimes de ces inégalités galopantes ? Les jeunes, les femmes, les moins diplômés, les séniors.

Le chômage les appauvrit, leur précarité les rend vulnérables. Leur situation et leur découragement devraient nous alarmer.

Cibles du chômage, acculés à des revenus minimum, ces personnes habitent les quartiers en politique de la ville, « quartiers en dégringolade durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy », selon l’ONZUS : Le taux des personnes vivant sous le seuil de pauvreté y est 2,9 fois plus élevé qu’ailleurs !

A Oullins, le quartier «en dégringolade » serait le quartier de la Saulaie durant le mandat du maire UMP F.N. Buffet, là où le taux de logements sociaux est de 24% alors que la ville peine à atteindre les 17%, où la jeunesse de sa population est de 4,5% plus importante que sur l’ensemble de la ville, où le nombre d’allocataires bénéficiaires de prestations sociales en complément de revenus est de 15,4% plus élevé que sur l’ensemble de la ville, où le pourcentage de personnes très peu qualifiées est de 16% plus élevé que sur l’ensemble de la ville, où le nombre de bénéficiaires de RSA est de 10% supérieur que dans les autres quartiers, où le nombre de retraités qui ne peuvent plus vivre de leur retraite et cherchent un complément de revenus est en augmentation constante..

Questions :

Pouvons-nous constater que les emplois générés par l’implantation des entreprises à la Saulaie ont bénéficié aux Sauléens ?

Pouvons-nous nous targuer d’avoir réhabilité le parc de logements dans ce quartier où le nombre d’habitations dégradées accuse un pourcentage élevé ?

Pouvons-nous affirmer que la municipalité s’est attaquée à l’urgence, commerces, logements, équipements sportifs, école, ces priorités qui font le quotidien d’une population jeune et des familles ?

L’urgence s’appelle à la Saulaie l’attente depuis des années et s’appellera encore ainsi des années encore. Rien ne changera en vérité dans le quotidien des Sauléens, tant que ne sera pas sorti de terre le miraculeux éco quartier promis sur les anciennes friches SNCF où 13 hectares seront sensés remplir les manques de tant d’années, mais surtout de tant de vies vouées à la précarité.

Depuis plus de 10 ans, soit avant les élections municipales de 2008, nous entendons les jeunes et leurs familles exprimer leurs besoins de lieux de sport, d’une école rassembleuse où un tiers des élèves ne seraient plus en exil dans les autres quartiers de la ville, de commerces de proximité, de logements décents, de travail et la réponse « attente d’un futur éco quartier » ne semble pas nourrir leur quotidien car en 10 ans ils auront eu le temps de passer à côté d’une formation, d’inoccuper leur jeunesse, de vivre les angoisses de leurs parents au chômage et de s’enfermer dans des logements dégradés. A mettre l’urgence à accompagner les populations concernées en attente, d’autres possibles se profilent, solutions de survie et de repli trouvées dans la solidarité, qui savent eux répondre présents lorsque l’action publique tarde à être véritablement efficace.

Faire le constat politique de la responsabilité de la droite dans le triste état des quartiers sensibles, constat alarmant de grande précarité à la Saulaie, dans laquelle sont immergés des jeunes, beaucoup de jeunes, de nombreuses familles monoparentales aussi et à l’autre bout de la pyramide des âges des personnes ayant atteint celui de la retraite qu’ils ne peuvent pas prendre, et ceci dans un contexte d’habitations dégradées et de vacances de commerces considérables, ne suffit pas car « la tension sociale, dit le rapport, a atteint un niveau critique dans les quartiers populaires ».

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