Notre contribution à l’enquête publique 2017 sur le plan des déplacements urbains 2017 – 2030

Oullins Demain, groupe des élu/es socialistes et apparenté/es

Hôtel de ville

Place Roger Salengro

69600 OULLINS

 

Enquête publique 2017 sur le Plan des Déplacements urbains 2017/2030

Contribution d’Oullins Demain, groupe des élu/es socialistes et apparenté/es

Le troisième PDU de l’agglomération lyonnaise 2017 – 2030 s’inscrit dans une continuité de réussite : changer les pratiques de déplacement, depuis longtemps acquises à la voiture particulière, au profit des transports collectifs  peu polluants et des modes actifs moins consommateurs d’énergie.

Cet objectif répond à des besoins de santé publique, de qualité de vie, de protection de l’environnement et se traduit à l’échelle de la métropole de Lyon en de nombreuses actions déclinées dans la ville centre et sur les territoires communaux comme Oullins : la régulation de la vitesse en centre ville, le prolongement de la ligne B du métro en 2013, la desserte ferroviaire en gare d’Oullins, la mise en service de voitures électriques et d’auto-partage, le partage de certaines voiries par les automobilistes et les modes actifs, les tourner à droite prioritaires vélos aux feux de circulation en sont de nombreux exemples.

Cet objectif répond aussi à des enjeux de cohésion sociale et d’équité entre les territoires et les personnes qui les habitent, à des enjeux de développement économique et urbain. Le PDU se doit de permettre à tout habitant de pouvoir se déplacer à l’intérieur du périmètre défini par le PDU quelles que soit la situation géographique de son quartier et ses ressources financières. Il s’agit donc de faire en sorte que toutes les communes et tous les quartiers qui les composent soient desservis par des transports collectifs et que tous les territoires soient destinataires des aménagements et mesures facilitateurs pour que se développent les modes actifs

Enfin, cet objectif est soucieux de rendre toutes les communes accessibles aux personnes à mobilité réduite, qu’elles soient parents avec enfants en bas âge, âgées, ou souffrant de handicap.

 

En sa qualité de troisième, ce nouveau plan des déplacements urbains bénéficie du bilan des deux précédents, donc d’une analyse de réussite des objectifs fixés précédemment et des actions conduites. Il doit pouvoir s’appuyer sur les besoins et attentes des habitants qui sont de plus en plus nombreux à s’installer dans la Métropole et souhaitent y concilier leurs vies familiales, leurs activités professionnelles et leurs activités de loisirs. Ces derniers sont en demande de solutions de mobilité diversifiées : leurs contraintes quotidiennes, leurs activités, leur mode de vie les portent à privilégier tels modes de transport à tels autres selon leur activité et à les combiner dans un même trajet. La prise de conscience grandissante que notre environnement est menacé et que nos gestes quotidiens dont nos modes de déplacement contribuent à sa protection ou à sa destruction est un point clé à prendre en compte dans l’évolution des modes de déplacement de notre agglomération.

 

Enfin, l’ambition d’une métropole comme celle de Lyon, qui a vocation à se hisser au rang des métropoles européennes existantes, est de nourrir son attractivité de celle en termes de déplacements et de permettre d’y vivre, en mêlant quotidiennement activité économique/emploi et activités de loisirs, activité individuelle et activité familiale et faisant le constat que les temps journaliers ne sont plus mono-activités mais multi-activités  d’adapter les modes de déplacement, d’accompagner ou d’inciter les changements de comportement, de faciliter les usages combinés des modes de transport, de sécuriser les déplacements, d’informer, de contribuer ainsi fortement à améliorer la qualité de vie de tous les habitants.

 

Notre contribution s’attache à rappeler les enjeux de notre secteur – le secteur Ouest -, d’analyser les actions stratégiques programmées d’ici 2022 et à programmer d’ici 2030 et de soumettre des propositions.

 

Nous nous appuyons en préambule sur des chiffres fournis dans le plan des déplacements urbains :

  • La répartition des modes de déplacement des habitants dans l’agglomération affiche une baisse sensible de l’usage de la voiture particulière (53,1 % en 1995 contre 43,9 % en 2015) au profit des transports collectifs (14,1 % en 1995 contre 19,8 % en 2015) et des modes actifs (marche à pied en tête). En revanche, les comportements de mobilité enregistrés dans notre secteur Ouest restent acquis à la voiture, totalisant 64 %.
  • Cette part modale réservée à la voiture particulière tend à signifier que l’arrivée du métro dans la commune d’Oullins en 2013 n’a que très légèrement modifié les usages dans le secteur Ouest, ce que confirment les faibles 11 % représentés par les transports collectifs. Ces deux pourcentages traduisent sans doute l’existence d’un nombre important d’obstacles, handicapant la continuité des déplacements non polluants des habitants et la mobilité. A l’inverse, le plan des déplacements urbains soumis à l’enquête publique met en exergue la pratique de la marche à pied qui s’est répandue dans notre secteur et atteint désormais 22 % des déplacements, positionnant ce mode en seconde place, après l’automobile.

 

Ces constats interrogent sur les actions à mener susceptibles :

  1. D’inverser durablement la tendance au profit des transports collectifs et des modes actifs, dans le but de contribuer à une meilleure qualité de vie des habitants de notre territoire.

2.De personnaliser l’offre de modes de déplacement en réponse aux spécificités du territoire

3.De diversifier les modes de déplacement dans le but de faciliter un égal accès apaisé des communes à la ville centre et d’aménager des liens intercommunaux.

 

Il résulte encore de l’enquête déplacements conduite en 2015 que 50 % des déplacements sont internes à l’Ouest et que parmi eux 2/3 sont intra-communaux tandis que 25 à 33 % se font avec le Centre. Il est indiqué par ailleurs que les distances effectuées en voiture sont pour près de la moitié d’entre elles (41%) inférieures à 1 km.

 

L’usage prégnant de la voiture à l’échelle d’une commune comme Oullins met en lumière les possibilités de progression, notamment en termes d’information et d’incitation à se déplacer autrement. Il induit que les aménagements modes doux réalisés jusqu’en 2015 sont encore en nombre insuffisant et vraisemblablement que partiellement efficaces et adaptés. L’évolution des modes de déplacements réussie dans la ville centre et l’écart qu’elle creuse de fait avec les communes du secteur Ouest mettent en exergue que le futur respirable et apaisé se joue dans les prochaines décennies pour beaucoup dans la première couronne de la ville centre.

 

A l’échelle des communes comme la nôtre Oullins, les enjeux sont dès lors de permettre à leurs habitants de se déplacer en proximité, notamment intramuros, sans polluer, et pour ce faire de sécuriser leurs nouveaux déplacements. La ville conçue et aménagée pour un usage strictement automobile souffre aujourd’hui d’asphyxie qui nuit à la santé des habitants, à la qualité de vie. Il est urgent que s’évapore le trafic automobile de notre centre-ville. En raison de la concentration de l’urbanisme, on voit aujourd’hui que les solutions mises en place se contentent d’ajouter les nouveaux modes de déplacement à l’usage automobile sans volonté réelle de changer la destination des surfaces de l’espace public, dévolues au stationnement et à la circulation en adoptant un nouveau plan de circulation comme l’exigeaient à Oullins les travaux d’embellissement de la Grande rue en 2012/2013, de même de reconsidérer l’urbanisme en verdissant plutôt qu’en densifiant le bâti.

A titre d’exemple dans des passages très étroits comme la rue V. Hugo, la rue Voltaire, la rue de la République, la rue N. Bertholey à Oullins ainsi que dans la Grande rue très circulée et asphyxiée ont été introduits la zone 30 et le partage de voirie, mais ces mesures ne répondant que partiellement aux exigences de sécurité freinent encore un grand nombre d’habitants à se déplacer autrement, en modes actifs. La piétonisation d’une partie de la Grande rue et de certaines rues en cœur de ville renforcerait l’attractivité du pôle commercial linéaire de la Grande rue et profitant de la nouvelle station de métro en 2023 impulserait un réaménagement du centre-ville apaisé, étendu aux rues desservant la place Anatole France, qui sera réaménagée à l’occasion du creusement de la nouvelle station Oullins Centre. Ainsi le centre-ville grandirait en centre-ville à vivre, bénéficiant de la promenade des Oullinois et de tous les usagers du métro.

 

De même la géographie morcelée de notre ville, qui compte plusieurs quartiers escarpés sans accès par les transports collectifs (Le Golf, Montlouis, La Glacière, Clément Désormes) prédispose les habitants à se déplacer exclusivement en voiture. La non prise en compte de ce relief urbain et des habitants de ces quartiers, où vivent beaucoup de personnes âgées isolées, se traduit par un déficit d’aménagements (absences de voies modes actifs, non mise en service de navettes), un abandon de services de proximité qui limitent les déplacements (fermeture de l’annexe de la bibliothèque Montlouis par exemple), voire des incohérences (chainons manquants de pistes cyclables, matérialisées au sol sur une seule rue comme le boulevard Général de Gaulle, le boulevard Kennedy, pictogrammes vélo tracés entre les stationnements voiture rue N. Bertholey, jardin sans fin émaillé de coupures par un cheminement sur rue) et obstacles (escaliers entre la rue Orsel et la rue Charton pour rejoindre la station de métro). Ces déséquilibres dans la ville pénalisent donc directement les habitants dans leur envie de se déplacer autrement.

 

Au regard de ces évolutions souhaitées, il appartient donc à la collectivité de permettre la cohabitation de tous les modes de déplacement et de les promouvoir auprès des habitants.

 

Repenser l’aménagement de la ville « doucement accessible » pour privilégier son cadre de vie, apaiser les déplacements de ses habitants et repousser au-delà de son enceinte les flux automobiles et les voies autoroutières, repenser la relation entre déplacements et urbanisme sont un enjeu majeur des prochaines décennies.

 

Réduire le parc de stationnement en surface procède de cette double volonté de reconquérir de l’espace urbain pour le végétaliser tout en faisant place à des modes actifs de déplacement et de réduire la part des automobiles dans la ville. Cette mesure a toute sa pertinence et efficacité si elle s’accompagne :

 

  1. De la mise en service de transports collectifs adaptés à cadence régulière desservant tous les quartiers. L’unique ligne 63 reliant le centre-ville au quartier du Golf paraît à ce titre inadaptée puisqu’elle ne dessert pas les hauteurs. Cette inattention aux habitants des quartiers les plus isolés comme celui de Montlouis, de la Glacière et de C. Désormes. demande à être corrigée par la mise en service de petits transports collectifs (navettes) de desserte.
  2. De l’aménagement de voies modes doux continues séparées du trafic automobile, reliant les quartiers au cœur de la ville et reliant sans interruption Oullins à ses communes voisines.
  3. De campagnes de promotion sur les atouts à se libérer de la voiture et à se déplacer à pied ou en vélo et d’information sur les parcours accessibles autrement.
  4. De former la génération modes actifs et d’expérimenter un projet éducatif relayant dans le cadre d’activités périscolaires le respect des règles permettant à chacun/e de se déplacer ensemble avec un mode différent et l’apprentissage des nouvelles mobilités à vélo/trottinette/gyropode. A cet égard, l’éducation des adultes à l’usage du vélo et des nouvelles mobilités est également indispensable, si l’on souhaite imaginer que nos enfants puissent être autonomes et effectuer les trajets domicile/école – domicile/loisirs en toute sécurité grâce à ces modes de déplacement
  5. D’une souplesse pour l’accès des vélos dans les bus et des rames de métro, comme c’est le cas dans les TER.
  6. De services implantés dans les quartiers de la ville (stations Vélo’V électriques aux deux stations de métro et si possible dans les quartiers, pour que l’offre s’adapte au relief, stations de voitures électriques comme il en existe déjà une bluely au pôle multimodal et d’autopartage car une seule voiture Citiz est actuellement garée rue de la République).
  7. De la création de stationnements abondants et sécurisés aussi bien dans l’habitat neuf qu’aux abords des gares, stations de métro, administrations et entreprises.
  8. De l’exigence dans les clauses de construction d’installer des bornes électriques, permettant aux résidents de recharger leur véhicule.
  9. De la location gratuite de vélos et trottinettes à assistance électrique pour une période d’essai pour conquérir la population aux modes actifs.
  10. De l’aménagement d’une aire de covoiturage à Oullins. Située à l’entrée sud de Lyon, proche du périphérique et de l’autoroute A7, en bordure du futur boulevard urbain apaisé, qui accueillera une file expérimentale covoiturage, notre commune a une responsabilité à soutenir un panel de mobilités.
  11. Du développement d’un parcours cyclable et piétonnier continu dans la ville d’Oullins : A titre d’exemple, le réaménagement programmé en 2020 de la RD342 dans le secteur de Beaunant et du carrefour avec la RD50 ne semble pas imposer une vision globale de la mobilité des modes doux dans notre ville. L’interruption de la voie modes doux entre le carrefour et le pont Blanc le souligne cruellement.
  12. D’une proposition d’outils numériques d’incitation aux mobilités sportives.
  13. D’une association de la dimension ludique et culturelle aux nouvelles mobilités.
  14. De la conception de nouveaux espaces publics en cœur de ville..

 

Il est de la responsabilité des équipes municipales d’impulser les changements des habitudes de mobilité de leurs concitoyens et de prendre ce nouveau virage en proposant un panel de mobilités renforçant la qualité de vie dans leur territoire.

 

Ces préconisations s’inscrivent dans la stratégie définie par le Schéma régional climat-air-énergie Rhône-Alpes, le plan de protection de l’atmosphère de l’agglomération lyonnaise et le plan climat-énergie territorial du Grand Lyon.

Compte tenu de la dissociation dans le périmètre élargi du PDU de l’agglomération lyonnaise (territoire de la Métropole de Lyon, de la communauté des communes de l’Est lyonnais et des communes de Brindas, Chaponost, Grézieu-La-Varenne, Messimy, Sainte-Consorce, Thurins) entre lieux d’emplois et lieux d’habitation et des risques sanitaires engendrés par la pollution atmosphérique liée au trafic automobile, compte tenu des activités économiques prépondérantes et de l’activité touristique en forte croissance dans notre agglomération, une vision globale des déplacements s’impose bien naturellement pour pouvoir développer celle des territoires.

 

La liaison de notre secteur Ouest dont Oullins avec la ville de Lyon, mais aussi les relations entretenues par les habitants de secteur périphérique à secteur périphérique participent à cette vision globale.

 

A cet égard nous accueillons la requalification de la portion d’autoroute A7 située entre Limonest et Pierre Bénite avec soulagement, puisque sa transformation en boulevard urbain apaisé promet des aménagements favorisant le développement des déplacements doux et un axe modes doux continu reliant le Nord de Lyon aux communes du Sud lyonnais, préfigurant l’agrafe manquante avec la ViaRhôna. L’aménagement de la rive droite du Rhône en espace de promenade et la construction d’une passerelle piétonne cyclable enjambant le Rhône en constituent pour notre groupe un complément indispensable : La suppression de la coupure du fleuve entre le quartier d’habitation, d’études, d’activités économiques et de loisirs de Gerland et ceux de la Saulaie à Oullins et de à La Mulatière permettra ainsi de une perméabilité des activités et des déplacements d’une rive à l’autre et dans sa contribution à la mixité des populations mettra un terme au contournement automobile par le pont de la Mulatière. Une nouvelle respiration insufflée à ces quartiers et à leurs habitants, trop longtemps exposés aux pollutions et fragilisés par les risques sanitaires, oxygènera le territoire entier des villes situées dans ce périmètre et les encouragera à développer harmonieusement et équitablement des politiques communes de mobilités actives.

 

Il est en effet besoin que les communes travaillent en intercommunalité sur les mobilités qui les traversent et n’arrêtent pas leur ambition aux limites de leur territoire. L’accès encombré aux heures de pointe à la ligne B du métro en station d’Oullins gare est révélateur de ces cloisonnements, qui provoquent des dysfonctionnements. Les habitants des communes limitrophes, Francheville notamment, sont bloqués matin et soir dans leurs déplacements pour rejoindre le métro en l’absence de couloirs de bus prioritaires sur le cours Emile Zola et en l’absence de programmation d’aménagement de voie verte (pistes cyclables et cheminements piétons) sur la RD50, voire sur un plus long parcours tant que la voie verte du boulevard de l’Yzeron n’est pas aménagée. L’éventuel prolongement d’une ligne de métro jusqu’à Tassin La demi-Lune, avec une station à Alaï impose de la même manière d’étudier le réaménagement des accès routiers, de repenser les dessertes de bus et d’aménager des voies vertes pour que soit facilité et fluidifié l’accès à la station de métro des habitants des communes limitrophes, ayant avantage à rejoindre la station de Tassin plutôt que celles d’Oullins ou de Saint-Genis Laval.

 

La signalétique à l’entrée du parking relais en gare d’Oullins, indiquant la disponibilité des places de stationnement, trouverait son efficacité si les écrans étaient placés aux différents accès (croisement rue E. Locard et avenue du Rhône, croisement rue de la République et rue L ;Aulagne) et non exclusivement à l’entrée située sur l’avenue du Rhône.

 

Le choix des modes de déplacements diversifiés selon les contraintes des habitants et l’atout du déplacement de proximité amènent les habitants à préférer bénéficier des services communaux d’une commune limitrophe de leur lieu d’habitation pour optimiser leur déplacement. Subissant la fermeture en juillet 2016 de l’annexe de la bibliothèque dans leur quartier, les habitants du Golf et de Montlouis gagnent en commodité à fréquenter la médiathèque de Saint-Genis Laval, accessible par le chemin de Moly, que la métropole a aménagé piétonnier/cyclable et sécurisé. Une vision globale des déplacements nous éclaire sur la continuité nécessaire des parcours de mobilité au sein d’une commune et les liens de proximité à aménager entre eux d’une commune à l’autre.

Enfin, dans une métropole attractive, par ses pôles universitaires (la population étudiante sera en 2020 d’un habitant sur dix), par ses pôles hospitaliers dont le service public est continu de jour comme de nuit, par ses entreprises qui dans nombre de domaines interviennent en nocturne, par ses atouts touristiques (plus de 6 millions de visiteurs chaque année), il conviendrait aussi d’allonger l’amplitude de nuit des quatre lignes de métro et des 5 lignes de tramway.

 

Enfin, le prolongement de la ligne B du métro, qui trouvera son terminus en 2023 aux hôpitaux Lyon Sud gagnerait à desservir au-delà en étant relié à l’A450.  Cette extension libèrerait nos villes, Saint-Genis Laval et Oullins, de la circulation automobile en provenance de l’Ouest lyonnais, dépendante de l’accès au métro, et du stationnement « ventouse » à la journée aux abords des stations de métro en cas de saturation des parkings relais.

 

Joëlle SECHAUD, Jérémy FAVRE, Raphaël PERRICHON

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