mon discours à la cérémonie des voeux aux adhérents et sympathisants

2013 est une année nouvelle, et je suis heureuse de la commencer avec vous. Avec Christiane Demontès aussi, que je remercie avec gratitude, elle qui se rend toujours disponible pour soutenir les candidat/es du Rhône – j’ai eu le plaisir de mener la campagne législative avec elle le 8 mars dernier, jour de l’égalité femme homme – disponible aussi pour faire connaître le travail considérable mené au Sénat. Sa présence ici ce soir et ce qu’elle a à nous dire sont la clé de la partition qui nous donnera la tonalité dans laquelle se joue la politique nationale et doit se jouer la locale.

Une année nouvelle alors, mais nouveauté ne signifie pas pour autant ni que l’on rompt avec le passé ni que l’on imagine la terre engloutie. Notre histoire politique en France, mais aussi à Oullins a été écrite par des femmes et des hommes, qui ont tantôt su rassembler, tantôt n’ont pas pu resserrer suffisamment le lien qui unissaient leurs idées aux personnes qui espéraient avec eux.

Notre mémoire à toutes et à tous abrite la déception et l’abattement d’un combat perdu un jour, elle se nourrit aussi de la jubiliation et de l’apaisement de ceux que l’on a gagnés comme elle stocke l’enthousiasme de ceux que l’on prépare.

Parce que nous refusons que les difficultés économiques et sociales auxquelles se heurte le plus grand nombre de nos concitoyens soient définitives et  parce que nous côtoyons au sein des associations dans lesquelles nous nous engageons, mais aussi dans notre voisinage et parmi nos proches, des inégalités injustes et cruelles, auxquelles nous ne voulons pas nous résigner, nous sommes nombreux à presser le pas pour une société rassemblée : les équipes éducatives dans les écoles, les équipes médicales et soignantes, les équipes secouristes, les équipes policières, les juristes, les chefs d’entreprises…., poursuivant pour certaines et certains leur mission en tant que membres associatifs, syndicalistes et adhérents politiques.

Et si nous réussissons le trait d’union entre notre vie quotidienne et notre vie militante, que cette dernière passe par les discussions avec nos amis, nos voisins, dans nos réseaux ou par le bénévolat dans les associations, les syndicats ou dans les partis politiques, le chemin que nous empruntons ensemble ne peut pas se baliser de résignation, mais de la volonté de changement et de l’énergie à déployer pour son avènement.

Cette voie nouvelle, où nous devons oser nous engager, est semée de panneaux indicateurs, comme on les voit dans nos communes qui mentionnent les directions des villes jumelles. Que nous disent-ils ? Que le chemin, même s’il est long, nous conduit à notre destination. Sans nous mentionner la distance, ils nous encouragent à la persévèrance, à la pugnacité et nous exhortent à faire confiance à notre force collective : seuls, nous sommes certains de faire fausse route et de nous égarer, ensemble notre boussole est infaillible. Montesquieu ne disait-il pas ? : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux ».

Et si le chemin est encombré d’inquiétudes, à nous responsables politiques, non pas de créer du rêve, mais de savoir construire des perspectives et de montrer où arrivera le chemin.

François Hollande y est parvenu : pas seul ! Vous étiez là, comme des milliers d’Oullinois et des milliions d’autres Françaises et Français, et d’autres encore, non Français, qui vivent et travaillent ici en France, et que leur nationalité étrangère n’a pas empêchés de parler et de convaincre autour d’eux.

Le parti socialiste était là, sous la direction de Martine Aubry, un parti grâce à elle organisé, rassemblé, efficace, prêt, fiable.

D’autres encore ont préparé la victoire de F. Hollande et l’ont accompagnée en innovant avant lui. Je veux parler de Lionel Jospin bien sûr, de la CMU qu’il a mise en place et des 2 millions d’emplois qu’il a su créer, mais je veux aussi saluer Ségolène Royal pour ses propositions innovantes, pour la démocratie participative qu’elle a su impulser et qui s’impose aujourd’hui comme une évidence dans les politiques que nous menons.

Nos partenaires politiques étaient là aussi, préférant souvent dès le 1er tour de l’élection les nuances du rose au rouge et vert.

Et on savoure encore avec bonheur tous les meetings de la campagne présidentielle où François Hollande était tout sauf seul. Souvenez-vous ! Toutes les inégalités injustes provoquées par Nicolas Sarkozy et toutes les défaillances économiques de son gouvernement portaient notre candidat, aujourd’hui président de la République de tous les Français.

Et tout autour de nous et avec nous, cette multitude métissée et cette diversité sont accourues pour rétablir l’égalité pour tous, dans l’emploi, la formation, l’éducation, la justice, la santé, le mariage, et pour offrir enfin à notre jeunesse d’autres perspectives plus exaltantes qu’un présent noir et un avenir brisé, plus enthousiasmantes que le décrochage scolaire, le chômage ou les contrats courts.

A Oullins, aussi, nous socialistes avons su ouvrir une voie nouvelle, celle de la confiance regagnée peu à peu, celle d’abord du crédit accordé à notre travail en section et à la présence sur le terrain de nos adhérents pour défendre les services publics dont ceux de la Poste, pour encourager les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales, pour organiser les primaires citoyennes auxquelles plus de 1300 personnes ont participé à Oullins, tout récemment, et c’est un scoop, l’ouverture de notre tout nouveau site internet par nos plus jeunes, Jérémy, Raphaël, Régis.

Nous avons su éveiller l’intérêt des Oullinois/es pour notre travail d’élus : je citerai la newsletter quasi mensuelle qui informe nos adhérents et nos sympathisants de nos interventions en conseil municipal, mais aussi notre action offensive contre la suppression des services  à la population comme celle des places en crèches, des places à la cantine, mais pour l’égalité d’accès pour tous, contre la suppression de l ‘annexe de la bibliothèque Montlouis, contre la fermeture successive des écoles, mais pour la reconstruction rapide de l’école de la Saulaie, contre le busing, mais pour le lien des parents avec les enseignants et les familles, contre la désertification des quartiers, l’insécurité et l’isolement des personnes âgées, mais pour le soutien inconditionnel aux commerces de proximité, pour encore la mise en place d’une navette qui desservirait les quartiers escarpés, et dernièrement pour les emplois d’avenir dans notre commune, mais je citerai encore nos contributions, comme celle audacieuse que nous avons rédigée sur le TOP-Anneau des sciences où nous priorisons le développement intensif des transports en commun en le conjuguant avec réduction du temps des déplacements et reconquête apaisée de certains quartiers , une voie nouvelle donc ouverte sur nos propositions, sur des projets qui avec les toutes les personnes qui ont envie de les mener n’en constituera plus qu’un.

Nous avons su ainsi avancer pas à pas, jusqu’à l’élection de F. Hollande. Depuis 1990, date à laquelle Oullins est en deuil d’une municipalité de gauche, nous savons où nous allons et nous dallons le chemin sur lequel les Oullinois nous rejoignent de plus en plus nombreux : 1998 les cantonales, où Jean-Louis, candidat de la gauche rassemblée, est élu, premier mandat oullinois reconquis à la droite.

2004 les régionales, où les voix de gauche majoritaires à Oullins participent à l’élection de Jean-Jacques Queyranne, et la même année de nouveau les cantonales où les Oullinois votent à plus de 53% la réélection du Conseiller général de gauche, Jean-Louis est donc reconduit dans son mandat.

Et si les pierres en 2001, puis 2007, 2008 et 2009 accidentent notre chemin et nous font trébucher, nous nous relevons aussitôt : Depuis 2010 les succès électoraux pour la gauche se succcèdent : 2010, 2011, 2012. Elections régionales, plus de 57% pour la gauche, élections  cantonales, plus de 55%,  présidentielles avec l’élection de F. Hollande qui obtient 55,02% à Oullins et enfin législatives où Michel Terrot, ancien maire chouchouté de la commune, n’a pas résisté sur ses terres : il a pour la 1ère fois perdu à Oullins, et je suis fière qu’ensemble, vous et moi, nous l’ayons battu à  52,7%. Et si, comme disait le maire de Francheville lundi soir, « dans le changement qui s’est mis en mouvement, il n’y a que le curé et Terrot qui soient toujours là », la secousse précède toujours la chute ! Ca, ce n’est plus de lui, c’est de moi !

Après les premiers frémissements, un  vrai mouvement s’est mis en marche ! Le sentez-vous ? Ce sont les mails d’encouragement, les mots bienveillants glissés à l’oreille lors des manifestations associatives, les soutiens affirmés sur les marchés, les sourires de connivence, les interpellations spontanées, mais ce sont aussi de multiples compétences individuelles, qui se mettent au service de la victoire collective, et l’attente qui se lit sur les visages de nombreux habitants.

Cette onde, vous le comprenez, est positive. Ses cercles concentriques s’élargissent d’année en année : ensemble, nous avons la responsabilité d’oser demain une ville pour tous et je me réfèrerai à Tite-Live qui disait : « Il faut oser ou se résigner à tout ».

Mais avant d’oser vous parler de nous l’année prochaine, j’aimerais que le soleil brille déjà pour chacune et chacun d’entre vous dès cette année. Car si la rose printanière du 6 mai dernier s’ouvre à l’avenir et laisse ses pétales de sa rosée goutter, soixante pétales qui se détachent et se posent sur les âmes blessées par l’inégalité, je veux ce soir vous souhaiter avant tout le bonheur personnel  auquel vous aspirez. Que cette année pour vous soit belle !

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