Les énergies renouvelables sont notre avenir énergétique et d’emplois

Ce 9 février donne lieu à une visite du chef de l’Etat à la centrale nucléaire de Fessenheim en Alsace. La construction de cette centrale a été autorisée en 1970 et mise en service en 1977. 35 ans nous séparent donc de la première production d’électricité sur ce site.

Certes, les centrales font l’objet d’un examen de sûreté tous les dix ans. Certes la dernière visite décennale de Fessenheim date de 2009 (elle a duré cinq mois). Restent les problèmes inhérents à une installation construite avec des équipements conçus il y a plus de 40 ans.

Comment ne pas être conscient que le rajeunissement de certains équipements risque de créer des conflits entre les technologies actuelles et celles des années 60-70 ?

Il faut rappeler encore que la tenue du radier de Fessenheim, la plus mince plate forme (entre la centrale et sol) de toutes les centrales en service, est une question que nos dirigeants ne peuvent pas balayer : en cas d’accident grave, la nappe phréatique serait contaminée et cette nappe est la plus grande en Europe. Comment ne pas comprendre que le vieillissement de l’installation ainsi que l’augmentation du taux de combustion augmentent la probabilité de ce type d’accident mettant en danger la population alsacienne, française mais aussi bien au-delà de nos frontières ?

Il est un autre risque majeur : Le problème des déchets qui n’est pas qu’un problème local. A Fessenheim, l’entreposage sur le site des déchets nous aire qui ne peuvent pas être éliminés n’est pas compatible avec la géographie du site puisqu’il y a risque d’inondation. D’une manière plus globale, les défenseurs du nucléaire avaient misé sur la recherche pour maitriser la destruction ou l’élimination des déchets. A ce jour, la recherche n’a pas permis d’avancer au point de contrôler le devenir des déchets nucléaires et les citoyens se trouvent malgré eux confrontés à une folie meurtrière. Fessenheim encore a été construite sur une zone sismique et l’anomalie de conception comme celle qu’affecte la centrale du Bugey nous fait craindre son manque de résistance à un séisme de forte intensité. La récente catastrophe de Fukushima doit responsabiliser nos dirigeants.

C’est pourquoi François Hollande veut engager la réduction de la part du nucléaire à l’horizon 2025. Tout en garantissant la sûreté maximale des installations nucléaires non arrêtées, la centrale de Fessenheim le sera, il favorisera la montée en puissance des énergies renouvelables et soutiendra la création et le développement de filières industrielles de ce secteur qui à nouveau sera créateur de nombreux emplois après avoir été bridé par le gouvernement actuel.

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