L’Ecole au coeur de la République, les enfants au coeur de l’école

Les jeunes sont 150 000 par an à sortir sans qualification du système scolaire. 15 % des collégiens sont en difficultés scolaires. Ils représentent 30% dans les zones d’éducation prioritaire.

Pourquoi le système scolaire français ne parvient-il pas à emmener tous ses enfants vers la réussite ? Quelles conditions l’apprentissage dès le plus jeune âge ne remplit-il  pas ? Quelle faille dans notre système entretient les inégalités ? Suffit-il de fréquenter l’école à un âge précoce pour capitaliser toutes les chances  d’être bien formé ?

L’insuffisance du taux d’encadrement engendrée par la suppression de milliers de postes, la réduction massive du nombre de RASED, la surcharge des programmes scolaires, le passage aux 4 jours de classe hebdomadaire, l’instauration de l’aide personnalisée sur le temps du déjeuner ou de la récréation, l’isolement des enfants en grande difficulté et de ceux en situation de handicap par le recrutement précaire des EVS (Emplois Vie Scolaire), autant de signaux de mépris envoyés par N. Sarkozy à l’adresse des enfants, de leurs parents et des équipes éducatives, ont abîmé l’école de la République qui n’arrive plus à rétablir l’égalité pour tous les enfants.

Refonder l’école s’impose donc et la réforme des rythmes scolaires en est un des leviers : La France a le nombre de jours d’école le plus faible (144 jours d’école par an quand la moyenne des 34 pays de l’OCDE est de 187), elle enregistre la journée de classe la plus chargée avec 6 heures quotidiennes d’enseignement.

C’est pourquoi le gouvernement et son Ministre de l’Education, Vincent PEILLON, ont lancé à l’automne une large concertation à ce sujet, après avoir renfloué les effectifs de milliers de postes supplémentaires à la rentrée 2012. Il s’agit dès lors d’alléger le temps d’enseignement de la journée, de définir les moments de la journée plus propices à une instruction fructueuse et de réserver dans  la journée passée à l’école des heures de vie et d’éducation, de favoriser une meilleure articulation entre le temps scolaire et le temps périscolaire.

L’heure de la réforme a maintenant sonné et il revient aux communes de poursuivre jusqu’en mars la concertation avec les directeurs/rices d’école, les équipes et les parents pour convenir à l’école du meilleur aménagement horaire pour les enfants, qui puisse les rendre réceptifs et ne plus les acculer à la passivité par une trop grande fatigue et conduire certains d’entre eux à l’irrémédiable décrochage :  Mercredi ou samedi matin, activités périscolaires sur la pause méridienne ou en fin de journée scolaire, application de la réforme à partir de 2014 et non dès 2013 sont autant de souplesses accordées par le gouvernement aux déclinaisons locales en fonction du projet éducatif.

A Oullins, l’adjointe aux affaires scolaires, Mme CHALAND, a choisi de réduire sa considération pour l’équilibre de tous les enfants à la dépense qu’il occasionne pour la commune, soit 300 000€ par an, a-t-elle déjà chiffré, sans même en avoir évalué les bienfaits  (gros titre de l’article du Progrès du mercredi 23 janvier) L’indécence de la réaction instantanée de l’adjointe a le goût amer des fermetures successives d’écoles (SEBBANE, JEAN JAURES, BEAUNANT) et du transit quotidien des élèves de la Saulaie vers d’autres écoles de la ville, elle a encore des relents d’interdiction d’accès à la cantine aux enfants dont les parents étaient chômeurs…

Quel plus beau projet pourtant une municipalité peut-elle porter pour ses enfants que celui de rapprocher le monde associatif des écoles et d’offrir à tous les écoliers, sans distinction de revenus de leurs parents, des moments réguliers, inscrits dans l’emploi du temps hebdomadaire, de découverte et de pratique culturelles, sportives, citoyennes, tout en fluidifiant la journée scolaire des enfants et en les protégeant du surmenage ?

Rassurons Mme Chaland en lui rappelant que le gouvernement vient de créer un fonds spécifique d’accompagnement de la mise en œuvre de la réforme pour aider Oullins comme toutes les autres collectivités territoriales. Oullins recevra donc 50€ par élève de la part de l’Etat. Un effort supplémentaire de 40€ par élève sera consenti aux communes urbaines ou rurales les plus en difficulté.


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