La santé au débat du Progrès

Ce soir, Le Progrès réunissait dans l’amphithéâtre Boiron de la Faculté de médecine (Université Claude Bernard Lyon 1) Jean-Louis Touraine, Professeur de médecine, député,Christian Lajoux, Président du LEEM, Alain Mérieux, Président de MERIEUX ALLIANCE, Bernadette De Victor, Présidente de la cNS et Nora Berra, Secrétaire d’ETat en charge de la santé autour d’un de ses grands débats « Les enjeux du médicament en Rhône Alpes ».

On se souvient de la très mauvaise gestion de la grippe H1N1 ; avant elle l’affaire du sang contaminé, celle de l’hormone de croissance et du viox et tout récemment le scandale du Médiator, autant de déflagrations en termes d’insécurité sanitaire qui ont ébranlé la confiance des Français dans les médicaments.

La santé publique est en jeu et c’est avec un grand intérêt que je suis allée écouter les intervenants parler d’elle et des risques qu’une politique trop restrictive  faisait courir à la population et à l’économie française en accusant l’industrie pharmaceutique de creuser à elle seule le trou de la sécurité sociale.

Nul ne saurait prendre à la légère les 10 milliards€ de déficit de la sécurité sociale, mais la vraie préoccupation n’est-elle pas plutôt la disparité croissante d’accès aux soins et aux médicaments (augmentation sensible de la mortalité périnatale) ? Face à la forte diminution des soins courants pris en charge par la sécurité sociale (55% seulement), un autre pourcentage inquiétant : 20 à 30% des Français récusent pour des raisons financières les soins pourtant indispensables à leur santé. (La France se retrouve placée 4ème au rang européen pour sa politique de santé et d’accès aux soins après voir été classée 1ère mondiale !)

Nous devons indéniablement contrôler les dépenses de santé, mais déterminer la fraction du PIB (actuellement 11%) qui doit aller à la santé et définir une barre infranchissable relève de l’irraisonnable. La longévité s’est accrue et la recherche doit s’intensifier.

Faire des économies de santé en pénalisant l’industrie pharmaceutique, c’est encore engager des pans entiers de désindustrialisation dans le secteur du médicament.
Alors restituons la vérité : le médicament, quand bien même serait-il coûteux, permet de limiter considérablement d’autres dépenses : moins d’arrêts maladie, moins d’interventions chirurgicales, moins d’hospitalisations…

L’industrie pharmaceutique est au même titre que l’aéronautique une production à valeur ajoutée qui doit et peut conquérir de nouveaux marchés et constitue une de nos industries de pointe.
Rhône Alpes, nous en sommes fiers, est actuellement la 4ème région européenne par son pôle de compétitivité dans les nouvelles technologies biomédicales  14 000 emplois dont 8000 en région lyonnaise). A vouloir entraver la recherche (loi sur la bioéthique embryonnaire) ou à vouloir réduire le développement médical en France, alors qu’il a toute potentialité à exporter, nos structures industrielles peuvent-elles être pérennes ?

1 Comment to “La santé au débat du Progrès”

  1. nicolas dit :

    Nora Berra a vraiment été en dessous de tout dans ce débat ! L’UMP ne la laisse désormais plus sortir seul, elle était entouré de 5 ou 6 cadres de l’UMP pour lui souffler les réponses aux questions des journaliste. Un débat technique sans ligne politique… Heureusement que Jean-Louis TOURAINE était là pour relever le débat !

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