Jusqu’où va dériver l’industrie automobile française ?

Das Deutsche Auto ! Le slogan est transparent et la marque mondialement connue puisqu’elle exporte depuis les années 50 ! Sa compétitivité remarquée la place 1ère entreprise européenne dans le secteur automobile et parmi les grandes mondiales. 2012, cinquième année consécutive de crise économique, n’est pas rouge pour tout le monde : Volkswagen a largement augmenté ses ventes, dopé ses investissements dans la recherche et l’innovation, excellé dans la cogestion où partenaires sociaux et direction décident ensemble de l’orientation de la production de l’entreprise pour les années à venir…. et c’est ainsi que Volkswagen, positionnée haut de gamme, produit une grande partie de ses modèles sur le territoire allemand et envoie son marché d’occasion dans les pays limitrophes, stimulant ainsi le marché du neuf. C’est ainsi aussi que Volkswagen, historiquement positionnée sur le Nord et l’Est de l’Europe, moins frappés par la crise que le Sud et l’Ouest, où se positionnent les Français, marque une présence durable en Chine et au Brésil et peut annoncer aujourd’hui qu’il ouvre sa centième usine mondiale au Mexique où ’il crée 700 nouveaux postes !

De l’autre côté du Rhin, PSA et Renault dont on a appris à l’automne pour le premier qu’il fermait un site de production et supprimait drastiquement 8000 de ses emplois et dont on apprend cette semaine pour le second qu’il va se séparer d’ici 2016 de 7500 de ses salariés en France, soit plus de 15% de son effectif, entraînant dans sa chute la suppression de 50 000 emplois dans les PME de la branche automobile ! On nous parle pour Renault de 5700 départs naturels auxquels s’ajouteraient 1800 autres de 58ans et plus qui quitteraient l’entreprise avec seulement 75% de leur salaire. Contrairement à son concurrent allemand, le groupe enregistrerait pour 2012 une chute vertigineuse de ses ventes dans l’hexagone de l’ordre de 19,8%. De source journalistique, le groupe envisagerait de faire peser dans la balance une augmentation de la production et une baisse de salaire combinée avec une diminution des effectifs. Perspectives bien différentes du groupe allemand, on le voit ! Et ce n’est pas tout : plus de 100 00 emplois supprimés en quelques années dans l’industrie et 900 sites fermés !

Dans ce contexte industriel français, quelle contribution apporteront les deux géants français de l’industrie automobile aux contrats de génération, mis en place par le gouvernement Hollande pour offrir des perspectives d’emploi durable aux plus jeunes et pour maintenir dans l’emploi les séniors ?

Dans le contexte industriel européen, et plus particulièrement franco-allemand, à l’honneur cette année puisque nous fêtons les 50 ans du traité de l’Elysée, la coopération entre nos deux pays est très intense, notamment dans le secteur automobile avec l’accord Renault, Nissan et Daimler. Le nouveau modèle de voiture Smart n’est plus exclusivement allemand, il est né de la collaboration entre les ingénieurs français et les ingénieurs allemands et sera assemblé en Lorraine.

Alors quoi ! Puisque les industriels français semblent incontestablement performants lorsqu’ils mettent leurs compétences au service de la coopération franco-allemande, cette coopération ne pourrait-elle pas transférer ses savoir-faire à notre industrie française ? Les réussites industrielles allemandes reconnues en Europe et dans le monde entier ne pourraient-elles, sans être copiées, s’exporter en France et être adaptées à notre pays ? Les atouts allemands que sont le soutien aux petites et moyennes entreprises, les investissements pour la recherche et l’innovation, la culture de la cogestion, la recherche de la qualité ne pourraient-ils pas impulser une même dynamique auprès de nos industriels français ?

Je fais confiance à notre ministre du redressement productif, Arnaud MONTEBOURG, pour mener cette politique de redressement nécessaire et non celle irresponsable de sauvetage temporaire conduite par le précédent gouvernement.

A. Montebourg et J.Sechaud

 

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