Intervention sur le renouvellement de la convention de mise à disposition d’agents de la commune d’Oullins auprès du théâtre de la Renaissance Puisque

Puisque le théâtre de la Renaissance fait l’objet ce soir d’une délibération, que nous voterons, je souhaiterais braquer le projecteur sur le cinéma implanté dans ses murs dont vous n’avez informé personne de sa fermeture.
Le 7ème art ne serait plus et la politique cinématographique à Oullins aurait traversé la rue pour se confiner à la Mémo ?
Il est une autre époque, celle où fut imaginé et crée le théâtre de la Renaissance, où la culture, fils compris, s’offrait à tous et favorisait la rencontre de tous les âges, de toutes les populations, de tous les quartiers, celle d’une vision élargie, brillante, humaine où le service de proximité avait toute sa place, une autre époque, celle de Roland Bernard, maire socialiste de notre ville.
Les Oullinois que l’on a engagés à déserter le cinéma local en espaçant les séances et en les programmant irrégulièrement, privilégiant l’occupation de la salle pour les répétitions et représentations nombreuses du théâtre, découvrent dans la presse ou grâce à notre intervention ou encore devant la porte close, en tout cas nullement par vous, que le cinéma n’est plus.
On leur rétorquera que Pierre Bénite et Saint-Genis Laval, communes sans doute plus investies dans la culture pour tous, projettent régulièrement elles des films et que l’intercommunalité qu’il fallait étouffer pour justifier la dépense des 9 millions d’euros dans la médiathèque doit soudain s’exhiber pour éviter de divulguer la dépense de 40 000 euros faite par la ville pour assurer le passage en numérique de la salle du théâtre ; Le matériel nécessaire est donc bien là, prêt à être utilisé aussi pour diffuser des films, mais sauf qu’il est prêté à d’autres théâtres, d’autres publics et que les Oullinois ne sont pas la priorité, ces mêmes Oullinois qui d’année en année voient leurs services de proximité régresser, un de plus dans la liste.

Oullins, ce sont 26 000 habitants, un quartier entier à imaginer sur 13 hectares, un collège, celui de la Clavelière qui ouvre ses élèves aux techniques du film grâce à un club cinéma animé par des enseignants et des intervenants extérieurs. Le bac à traille a été le 16 juin dernier le lieu de projection des courts métrages réalisés par les élèves, collège que l’on assassine plus qu’on ne le soutient puisque la perspective d’ouvrir une classe de cinéma en horaire aménagé ne pourra pas engendrer une collaboration avec le cinéma de la ville, mort et enterré sans couronne ni hommage à ses fondateurs

Votre décision est prise : Vous réduisez la culture qui s’acquiert, se construit et construit, à votre vision peu élargie. Vivre à Oullins, que l’on veuille se loger, faire garder ses enfants, les faire manger à la cantine, circuler dans la grande rue et atteindre les quartiers escarpés de La Glacière ou de Montlouis, faire ses courses à proximité, se détendre et se cultiver en allant au cinéma méritent un grand échange, des allers retours participatifs. Avec la suppression du cinéma, que vous préférez courageusement taire, vous n’êtes encore une fois que dans l’aller sans retour.

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