Elections Présidentielles et Législatives : Quelle prise en compte de la vie associative ?

J’ai répondu présente lundi 5 mars à l’invitation d’Antoine QUADRINI, président de la CPCA Rhône-Alpes (conférence permanente des coordinations associatives) tout comme Jean-Louis TOURAINE et d’autres représentants de différents partis politiques. La prise en compte de la vie associative dans les élections présidentielles et législatives a alimenté le débat dans l’amphithéâtre P de l’université Lyon3.

Les associations, nous le savons, pour être ou avoir toutes et tous  été un jour adhérent/e, bénévole ou salarié/e de l’une d’entre elles, assurent un rôle à la  fois social, préventif et éducatif.

Au nombre de 125 000 en activité dans la Région Rhône-Alpes dont 7000 nouvelles chaque année, elles représentent pour les 18 000 qui emploient des salariés 10% de l’emploi privé, soit 3,5 milliards€ de salaires et pèsent donc dans la vie économique de notre pays un poids considérable.

Pourtant, nombre de responsables associatifs nourrissent des craintes légitimes envers l’avenir, considérant que 2011 a vu le nombre des créations d’associations diminuer, l’emploi régresser et le secteur se précariser.

A la veille d’élections, présidentielle et législative, les citoyens doivent élire des femmes et des hommes, mais nous devons dans l’élection nous poser la question de la société que nous voulons développer, construire ou sacrifier.

La question de la pérennité et de l’indépendance de ce 3ème pilier que constitue le monde associatif aux côtés des partis politiques et des syndicats est au cœur du débat et il incombera au futur président de la République et à sa majorité d’intensifier la vie démocratique ou au contraire de la malmener.

Il incombera sans conteste à la gauche d’aider les associations à consolider les modes économiques qu’elles ont développés et d’accompagner les 16 millions de bénévoles. Sans cette perspective et sans l’espoir que le dialogue civique devienne une réalité, les associations régresseront en partenaires financiers soumis à la concurrence dans le financement public. La REPP (révision générale des politiques publiques) et la réforme des collectivités territoriales mettent en danger le monde associatif et avec lui l’accompagnement d’une société laïque et solidaire, portée par une ressource non monétaire, le bénévolat, quand il leur est imposé par ailleurs de se substituer à des missions de service public pour pallier le désengagement de l’Etat.

Comment soutenir et développer l’emploi associatif, quelles mesures adopter pour préserver l’idée que les associations continuent à être subventionnées, comment aider les associations à faire face aux dossiers administratifs, quel engagement pour porter le futur projet de loi issu du travail de rédaction sur l’économie sociale et solidaire, quel engagement pour que les associations soient au centre du dialogue civil organisé ? furent les questions posées hier soir aux responsables politiques pour lesquels le monde associatif attend une réflexion sur un projet de société et des mesures pour le soutenir.

Je suis intervenue pour plaider la cause de financements pérennes pour les associations en les orientant sur des contrats d’objectifs sur 5 ans et en les exonérant de la mise en concurrence que constitue la politique d’appels d’offres. Reste que leur financement devrait être assujetti comme à son origine à l’examen de ce qu’elles représentent plus que ce qu’elles ne font.

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