Discours de Joëlle SECHAUD : 12ème circonscription du Rhône Législatives 2017

Meeting du 8 juin 2017 (salle polyvalente Paillat à Pierre Bénite) des candidats PS David Chizat et Joëlle Sechaud en présence d’Hélène GEOFFROY, ancienne Ministre d’Etat à la ville.

 

 

 

 

Ce soir, ensemble, nous avons tous les yeux fixés sur le scrutin des 11 et 18 juin prochains. Quelles seront les 5 prochaines années, celles du mandat des parlementaires, celles des habitants de notre circonscription qui verront, selon la majorité obtenue par leur vote,  leurs droits et leurs devoirs progresser ou au contraire régresser, défendus ou au contraire délaissés.

La candidature de David Chizat et la mienne côtoie celle de 12 autres candidat/es de la 12ème circonscription du Rhône. Nous aurions pu choisir de vous parler ce soir de notre modernité, à savoir l’inversion de notre ticket de 2012, vous parler aussi de notre revendication et fierté d’appartenir à la société civile, David travaille à plein temps dans le privé en tant qu’ingénieur, je travaille à plein temps pour l’Education Nationale en tant qu’enseignante et chargée de mission aux relations internationales. Mais nous avons choisi de vous éclairer sur notre engagement socialiste mis à disposition des habitants, habitants de la 12ème circonscription du Rhône, habitants de nos neuf communes, habitants en France, qu’ils soient nés dans notre pays ou pas.

Mais avant tout nous souhaitons vous remercier d’être à nos côtés, de nous soutenir et avec nous un projet de gauche, de répondre présents sur les marchés, lors des dialogues au coin de la rue, pour le collage la nuit, le tractage le jour et pour tenir les bureaux de vote. Votre soutien nous est précieux : sans vous, sans lui la campagne n’aurait pas le même sens. Et c’est avec vous que nous reconstruirons ce qui a été abimé.

Les circonstances qui ont permis à des moments décalés pour David et moi qu’éclose notre prise de conscience politique et que se transforme notre implication associative en engagement politique sont multiples et différentes : Un événement déclencheur pour beaucoup comme le 21 avril 2002, en espérant que le 23 avril 2017 nous ébranle aussi, une urgence à repenser les équilibres, un besoin de construire une société apaisée, une nécessité de ne jamais renoncer et de rendre non négociables les conditions d’une vie digne.

David et moi qui avions jeunes identifié nos gênes de gauche, et avons compris au fil de notre parcours que nous serions utiles et en harmonie avec cet héritage en orientant son caractère vers celui socialiste. Notre métier nous ancre dans la vie des gens ; nous rencontrons, échangeons jour après jour avec des jeunes, leurs parents, des enseignants, des infirmières, des psychologues, des ouvriers, des techniciens, des tuteurs d’entreprises, et des chefs d’entreprise, des syndicalistes. Notre action politique nous les fait rencontrer à nouveau, dans un autre contexte, mais même si nous les connaissons puisque nous vivons dans leur quotidien nous comprenons mieux l’objectif que nous nous sommes fixés, notre mission politique en leur nom à toutes et tous.

Les interrogations, la réflexion, la prospection, la réorientation  sont les bornes qui balisent le  chemin politique des idées, du projet auquel nous travaillons, adhérons, que nous  portons. Pour nous deux, pour vous ces balises demeurent définies, de gauche et socialistes. Prendre un autre chemin,  bifurquer soudainement, enterrer nos idéaux socialistes, sous prétexte qu’une autre voie s’offre inopinément, perdre l’espoir en chemin d’une organisation sociale et économique plus juste comme d’autres ont décidé de le faire signerait pour David et moi l’abandon d’une partie des habitants et avec lui rétrograder la transition écologique, l’éducation, passer au point mort la réduction des inégalités sociales.

Le gouvernement socialiste que F. Hollande a conduit ces cinq dernières années a semé sur le chemin les graines en quantité suffisante pour que puisse germer l’égalité : l’égalité des chances à l’école, en introduisant dans l’emploi du temps des élèves par ex les activités musicales, sportives, culturelles pour tous les enfants, en permettant des enseignements à deux voix aux enfants les moins accompagnés. L’égalité fiscale en supprimant la 1ère tranche d’imposition et en modulant le montant des allocations familiales en fonction des ressources. L’égalité face à la santé en ouvrant à tous les mutuelles et par le remboursement complémentaire le droit à se soigner. L’égalité de formation, en créant les emplois d’avenir et l’égalité salariale avec les contrats de génération. L’égalité des territoires, en priorisant l’aide d’Etat dite politique de la ville dans les quartiers où vivent celles et ceux qui ont les plus faibles ressources ; l’égalité des droits avec le mariage des personnes de même sexe.

Une brise suffit pour que soient recouvertes ces graines d’égalité ou qu’elles soient soufflées, la persévérance et l’attention au contraire pour qu’elles se développent et mûrissent. Mais il semble que la culture du temps ne soit pas de mise en politique, puisque à droite comme à gauche certaines et certains ont choisi de traverser en courant le champ des réussites, de les enjamber comme un coureur sauterait des obstacles, puis de fouler un large boulevard sans possibilité de tourner ni à droite ni à gauche.

David et moi sommes candidat/es socialistes aux élections législatives : Aucune élection n’est facile, aucune élection n’est gagnée d’avance, celle-ci nous permet de réaffirmer qui nous sommes et pourquoi nous ne transigeons pas. Dans le cas présent, nous voulons pouvoir voter et proposer des lois justes, en veillant aussi à toutes celles et ceux qui trop fragilisées par leur situation n’arrivent pas à se faire entendre et sont grandement pénalisés dans cette course à la réforme. Rien de plus facile que de rejoindre un mouvement porteur de nouvelles lois ou de modifications des lois existantes quand tout va bien pour soi, quand situation personnelle comme celle de son milieu socioéconomique a bénéficié des victoires obtenues par le combat des autres. Nous voulons David et moi affirmer et ne pas renier notre gauche, agir aussi pour celles et ceux qui ne s’en sortiront pas sans le soutien des femmes et des hommes de gauche, voter et proposer des lois permettant à tous les membres de notre société d’avancer, en améliorant leur parcours d’éducation, de formation, d’emploi, leur accès à la culture, en protégeant leur vie et celle de leurs enfants.  C’est le sens que nous devrions tous donner aux réformes, transformer pour améliorer, pour rendre plus juste. Et c’est pourquoi je souhaite vous parler ce soir de l’Education et de la formation.

Qui peut ignorer que les premières années dans la vie que les enfants passent en crèche puis à l’école sont ces premières années en coéducation souhaitée avec les parents qui vont les aider ou non à se construire, à trouver leur place, à déterminer leurs choix. Nous devons aux enfants et à leurs parents, nous devons à l’avenir qu’ils incarnent de voter des lois justes, et

Voter des lois justes c‘est proposer de réduire les effectifs dans TOUTES les classes pour favoriser un climat scolaire serein et  pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants à l’école,

C’est préférer favoriser la mixité sociale dans les écoles plutôt que d’accorder des  dérogations,

C’est proposer de créer un service public du soutien scolaire pour que accompagnement parental ou pas tous les enfants puissent réussir, et c’est maintenir le dispositif « plus de maîtres que de classes » dans les quartiers prioritaires

C’est refuser le choix aux communes de rallonger les temps d’apprentissages et de supprimer les activités de découverte sur le temps périscolaire, pour que quel que soit le milieu socio professionnel des parents chaque enfant ait accès à la culture, au sport, aux activités artistiques et puisse s’épanouir,

C’est refuser le redoublement, car il n’y a rien de pire pour semer le manque de confiance en soi chez un enfant, refuser aussi que des stages de « rattrapage » en fin de primaire soient le sésame de l’entrée en 6ème.

C’est rejeter encore que soit refusé aux collégiens l’apprentissage de l’autonomie grâce aux EPI (Enseignements pratiques interdisciplinaires) que Mr Blanquer envisage de supprimer.

C’est proposer que les lycées professionnels soient autant que les lycées généraux et technologiques des lieux de formation d’excellence,

C’est refuser que les universités décident des critères de sélection des bacheliers,

C’est proposer de revaloriser les conditions de travail des équipes éducatives pour qu’ils  soient en mesure de distribuer aux jeunes plus de bien-être que de notes.

C’est aussi proposer à celles et ceux qui ont décroché un jour de valoriser plus tard leur parcours professionnel et d’obtenir des équivalences de diplômes. J’ai eu l’occasion d’accompagner des VAE (validation des acquis de l’expérience). Ces personnes seront condamnées à vie avec le Ministre de l’Education qui prône des universités sélectives.

C’est encore et enfin proposer un autre projet de société à la nouvelle génération dans lequel notamment son engagement associatif soit certifié et inscrit comme  unité d’enseignement universitaire.

Vous l’aurez compris : Nous souhaitons, David et moi, que la France avance, qu’elle court même au-devant de ses réussites et exulte de tous ses talents,

mais nous souhaitons qu’elle avance avec tous ses enfants, tous ses parents et grands-parents, tous ses enseignants.

C’est pourquoi nous voterons sans ambigüité les lois justes, rejetterons sans état d’âme en revanche les lois qui ne le sont pas, et PROPOSERONS.

Pas question de faire du mandat un temps d’assoupissement comme Mr Terrot a pu le faire durant plus de 30 ans sur les bancs de l’Assemblée. Pas question non plus de perdre notre sens critique, ce sens critique que l’on développe à l’école, en apprenant aux jeunes à se distancer du copier-coller de Wikipédia. Analyser ce qui est proposé, argumenter ce que nous approuverons, rejetterons, amenderons, sans jamais nous marcher aveuglément.

J’aimerais conclure, même si j’ai été dithyrambique, en remerciant Hélène GEOFFROY de son soutien et de sa présence avec nous ce soir : Hélène est une personnalité politique dont j’admire et envie le parcours, elle est une personne empreinte d’humanité auprès de laquelle j’ai toujours trouvé écoute, conseil, soutien. Je mesure la chance pour notre pays de la compter parmi nos anciennes ministres et députés, notre chance que les Vaudais aient reconnu en elle les convictions, l’énergie, l’attention aux autres, la capacité à diriger, le sens de l’intérêt général, et qu’ils l’aient élue maire, notre chance qu’elle soit la 1er magistrate d’une des 59 communes de notre agglomération qui reflète ce qu’est la France, diverse, multiculturelle, entreprenante, jeune, âgée, talentueuse. Je mesure ma chance d’avoir croisé sur les chemins de la métropole de Lyon une socialiste comme Hélène qui fait du bien à l’action publique et à la politique.

Dimanches 11 et 18 juin, votons David CHIZAT.

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