Conseil municipal du 4 Juillet 2014 : Intervention de Jérémy FAVRE concernant le recrutement d’agents non titulaires pour faire face à un besoin occasionnel dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires

La délibération que vous nous proposez autorise l’embauche d’agents occasionnels sur le cadre d’emplois d’éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives, d’animateurs territoriaux et d’adjoints territoriaux d’animation. Nous nous abstiendrons sur cette délibération qui est la conséquence de votre projet de mise en place des rythmes scolaires.

Cependant, nous tenions à vous rappeler la délibération que nous avons prise en date du 11 avril 2013.

En effet,  dans un contexte économique difficile, la situation d’ensemble des jeunes de 16 à 25 ans sur le marché du  travail s’avère particulièrement préoccupante.  Elle l’est d’autant plus pour les jeunes actifs peu ou pas qualifiés, pour ceux qui résident sur des territoires défavorisés ou des bassins d’emploi marqués par le déclin d’activités autrefois structurantes.

Pour eux, l’accès à l’emploi constitue un parcours compliqué, souvent exposé à la précarité, car le critère du diplôme reste un discriminant important en matière d’insertion professionnelle rapide.

Pour répondre à ce qui constitue véritablement un enjeu de société, le Président de la République a décidé de faire de la jeunesse sa priorité, avec un gouvernement mobilisé à ses côtés dans de nombreux domaines, et notamment ceux de l’Éducation et de l’Emploi. L’emploi des jeunes a été une question centrale lors de la Grande Conférence Sociale des 8 et 9 juillet derniers.

La réforme des rythmes scolaires et éducatifs est une opportunité à saisir pour recruter des jeunes en emplois d’avenir.  Le dispositif s’adresse aux jeunes et aux communes grâce à une stratégie d’insertion des jeunes et de gestion d’emplois plus durables (contrairement à la gestion de nombreux vacataires). C’est donc un moment essentiel qui permettra de repenser la gestion et le recrutement d’animateurs et d’éducateurs.

  • Penser d’un point de vue économique

Le coût d’un animateur occasionnel peut osciller entre 15 et 17 euros de l’heure. Pour 500 heures d’interventions à l’année il faut envisager un budget de 7 500 € à 8 500 €. Pour un coût relativement équivalent, entre 7 500 € et 10 000 € (en fonction des compétences et des grilles de salaires), vous pouvez bénéficier d’un  emploi d’avenir à plein temps 1820 heures/année.

  • Penser l’emploi d’avenir au service des acteurs du territoire local : c’est possible

L’emploi d’avenir peut être créé par la commune pour épauler l’équipe en présence pour l’accueil des enfants en périscolaire et les temps d’animation. Il peut aussi être appelé à réaliser des heures au  sein même de la commune et de ses services, à la médiathèque, au CCAS, aux espaces verts, ainsi  qu’auprès des associations locales comme l’ASCO, le PLO, Le CASCOL, le p’tit jardin de la Saulaie…

  •  Penser l’emploi d’avenir au sein d’un groupement d’employeurs

Le partage d’emploi et la mutualisation des heures de travail sur plusieurs structures (école, commune(s), associations…), favorisent la gestion cohérente des horaires du salarié.  Le partage d’emploi favorise la pérennisation du poste après l’arrêt des aides à l’emploi. Enfin la gestion déléguée à un groupement d’employeurs sécurise le salarié, les employeurs «utilisateurs » et accentue la capacité de formation professionnelle garce à des fonds mutualisés. Un poste peut ainsi être partagé dans le cadre d’un groupement d’employeurs. Pour un emploi d’avenir, une structure pourrait bénéficier d’un emploi, à hauteur de 20 %, 30 %, 40% ou 50 % d’un temps de travail et une seconde pourrait, quant à elle, bénéficier du complément pour dépasser sur l’année un volume horaire de 26 heures semaine, voire atteindre un temps plein annualisé.

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