COMMUNIQUE des EURODEPUTE/ES SOCIALISTES

Résolution du Parlement européen :
tout faire pour que le Brexit soit le moins dommageable possible pour l’Europe et les Européens
Le Parlement européen adoptera, demain en plénière extraordinaire, une résolution suite au référendum britannique.
Cette résolution est sans concession : non pas pour faire « payer les électeurs britanniques », comme nous avons pu le lire ici ou là, mais tout simplement parce que l’Europe ne peut pas s’offrir le luxe d’une nouvelle crise qui durerait plusieurs années.
C’est pourquoi, nous souhaitons que les négociations commencent le plus rapidement possible, et que l’article 50 soit activé dès le sommet européen des 28 et 29 juin. Ceci est la ligne politique des eurodéputés socialistes et radicaux depuis la publication des résultats (http://www.deputes-socialistes.eu/brexit-le-royaume-uni-va-redevenir-une-ile).
Avec Gianni Pittella, président du Groupe Socialiste et Démocrate au Parlement européen, et Udo Bullmann, président de la délégation SPD au Parlement européen, nous avons également souligné notre refus du calendrier proposé par David Cameron (http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/06/25/l-echec-d-une-europe-ou-le-ciment-entre-les-peuples-et-la-prosperite-seraient-venus-des-seules-vertus-du-marche_4958105_3232.html). Toutes les mesures doivent être envisagées pour contraindre M. Cameron à faire respecter au plus vite le vote des électeurs britanniques.
Le projet de résolution du Parlement européen a été rédigé avant l’annonce par Jonathan Hill de sa démission, aussi réclame-t-elle la mise en retrait du commissaire britannique : nous saluons l’élégance et le fair play de M. Hill. Même si juridiquement rien ne lui imposait de partir, il va de soi que politiquement ce geste l’honore. A ce stade, M. Cameron peut envoyer un nouveau commissaire. Prendre le temps d’envoyer un commissaire sans prendre celui d’activer l’article 50 dévoilerait un cran de plus dans le cynisme dont il a fait preuve. S’il le fait, nous appelons M. Juncker à laisser le remplaçant sans portefeuille.
La résolution appelle également à revoir l’organisation interne du Parlement européen : il s’agit là de poser la question de la place des élus britanniques. Nous avons beaucoup d’amitiés et de respect pour nos camarades du Labour, dont nous saluons l’engagement dans la campagne pour le Remain, durement frappés par cette crise. Néanmoins, l’Union européenne ne peut se détricoter par la faute de M. Cameron et, politiquement, la possibilité pour des élus britanniques de voter sur une législation qui ne les concernera pas n’est pas possible. C’est triste, mais c’est ainsi, et dès l’activation de l’article 50 ils doivent se voir attribuer le statut d’observateur.
Nous avons eu connaissance de la pétition demandant un deuxième référendum : l’Europe ne peut pas se payer le luxe de ce scénario très hypothétique, et qui nous semble peu respectueux du vote des électeurs. C’est comme si le 22 avril 2002, nous avions demandé un nouveau premier tour suite aux regrets exprimés par bien des électeurs de gauche….
Reste la question de l’Ecosse : nous prenons acte de son vote, différent du reste du Royaume-Uni, et de la volonté exprimée par ses leaders politiques de tenir un nouveau référendum sur l’indépendance. Mais l’Ecosse ne doit pas jouer le jeu de M. Cameron en retardant l’activation de l’article 50.
Pour sauver l’Europe, le Brexit ne doit ni durer, ni mobiliser toute notre énergie : l’heure est à la refondation, à la fois au niveau de l’Union européenne et au niveau de la zone euro. Les Vingt-Sept doivent travailler ensemble en matière migratoire, de défense, de sécurité, de transition énergétique et de numérique ; au niveau de la zone euro, nous devons parvenir à une véritable convergence sociale et fiscale.
L’Europe peut disparaître : il y a urgence pour les chefs d’État et de Gouvernement d’être enfin à la hauteur !

Pas de commentaires pour le moment

Laisser un commentaire

Votre commentaire:

Permanence des élus

N'hésitez pas à nous contacter pour échanger !

Sur Rendez-vous : par mail : contact@oullinsdemain.fr ou par téléphone : 06 87 55 14 42

Maison des sociétés - rue Raspail - 1er étage