Cérémonie commémorative de l’Armistice du 11 novembre 1918

En ce vendredi 11 novembre, les Oullinois sont venus nombreux aux côtés des membres des associations d’anciens combattants et des membres du Conseil municipal rendre hommage aux poilus de la Grande guerre et la voix de Mr Pierre Paul Pancrazi, président de l’UMAC, a retenti avec émotion devant cette assemblée pour affirmer que le 11 novembre ne pouvait commémorer aucune autre fin de guerres que celle de la Grande guerre et qu’aucun autre hommage ne pouvait être rendu à cette date que celui rendu aux soldats morts pour la France en 1914-1918.

La lecture par un adjoint de la majorité municipale d’un texte émanant du secrétariat d’Etat aux anciens combattants, sur volonté du Président de la République, a suscité une désapprobation auprès des associations des anciens combattants dont je partage l’émoi. Le chef de l’Etat a en effet annoncé le dépôt dans les semaines qui viennent d’un projet de loi faisant du 11 novembre la date emblématique de commémoration, celle de la Grande guerre mais aussi celle qui associera tous les morts pour la France, qu’ils aient été tués au cours des douze derniers mois dans des opérations extérieures en Afghanistan, ou antérieurement en Indochine, ou bien encore au Moyen Orient ou dans les Balkans..

Cette  » nouvelle ère dans notre mémoire collective« , comme l’a indiqué l’Elysée, où tous les morts pour la France, ceux d’hier et d’aujourd’hui, seront associés à l’hommage de la Nation lors des cérémonies du 11 novembre, détourne en l’élargissant l’objet des cérémonies du 11 novembre et la FNACA, l’une des grandes associations françaises d’anciens combattants d’Afrique du nord, s’est elle-même dite farouchement opposée à l’idée d’une journée unique de commémoration de toutes les guerres, sous-entendue selon elle dans le message du président Nicolas Sarkozy pour ce 11 novembre. A considérer que le million et demi de morts durant la première guerre mondiale doive et puisse parrainer le sacrifice de tous les soldats français de toutes les générations porte en effet atteinte à la mémoire collective plus qu’elle ne la nourrit. Et nos enfants, que la paix a préservés jusqu’à présent, mais dont la mémoire est avec le temps de moins en moins entretenue par le récit des grands-parents de jadis, envoyés aux combats,   ne sauront plus combien la bravoure et le sacrifice de chacun, combien le deuil de chaque famille aussi ont signifié dans le rétablissement de la paix, maintes fois en danger et sauvée.

Poème de Jacques Heinz, lu par Mr Paul PATUREL : Dis-moi pourquoi Papi

Dis-moi pourquoi papi, je te vois souvent

Défiler dans la ville avec tous tes copains.

Vous portez des drapeaux dans la pluie, dans le vent,

Marchant du même pas, unis main dans la main.

 

Dis-moi papi pourquoi, de l’Eglise au cimetière,

Au monument aux morts, on entend le clairon,

Vous déposez des fleurs sur des dalles de pierre,

J’aimerais tout savoir. Quelle en est la raison ?

 

Dis-moi pourquoi papi, brillent sur vos poitrines

Ces médailles colorées que vous portez fièrement ;

Pourquoi vos défilés sont silencieux, si dignes,

Et que signifient tous vos rassemblements.

 

En réponse, mon petit, notre patrie la France

Pour être grande et forte, compte sur ses enfants,

Beaucoup d’entre eux sont morts, le cœur plein d’espérance,

Pour que vous puissiez vivre en paix tout simplement.

 

Regarde-les passer, respecte leurs emblèmes,

Car tous ils ont donné avec le même élan,

Leur jeunesse, leur sang, le meilleur d’eux-mêmes.

Sois fier de leur passé, ce sont des combattants.

 

Car notre « boum » à nous, ce n’était pas la foire,

Nous n’avions pour musique que la voix du canon,

Et tous ceux qui tombaient n’avaient qu’un seul espoir :

Eviter à leurs fils de connaitre le front.

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