Budget Jeunesse et Education Populaire

En rejetant les crédits du programme Jeunesse et Vie associative du projet de Loi de finances 2012, les parlementaires socialistes ont voulu exprimer leur mécontentement à l’encontre de la politique gouvernementale menée pour la jeunesse et l’éducation populaire.

Ce budget en trompe l’œil ne correspond  pas aux attentes que nous formons pour nos jeunes.

Le gouvernement de François FILLON sera-t-il, en plus d’avoir été le responsable du plus grand plan social dans notre pays avec plus de 13 500 suppressions de postes dans l’éducation nationale en 2008,  le fossoyeur des associations de jeunesse et d’éducation populaire ?

C’est pourtant Nicolas Sarkozy, qui déclarait le 24 juillet 2008 dernier à Batz-sur-Mers « L’éducation populaire fait un travail remarquable pour les enfants, il faut la soutenir et lui donner les moyens de se développer. » Traduction dans le budget jeunesse et éducation populaire : dégringolade de plus de 33% soit 44 milions d’euros depuis 2008.

Certes le gouvernement se glorifie d’une hausse des crédits apparente de 7,7%, celle-ci n’est due qu’aux subventions accordées au service civique. Le gouvernement ne privilégie qu’un outil dont il a la maitrise directe sans pourtant lui accorder les moyens essentiels pour le rendre efficace. Ainsi, le service civique nécessiterait près de 500  millions d’euros au lieu des 108 prévus par la loi de finances pour que l’objectif d’atteindre 10% d’une classe d’âge soit réalisable.

La baisse des crédits accordés à l’action en faveur de la jeunesse et de l’éducation populaire ainsi qu’à celle liée au développement de la vie associative ont des conséquences désastreuses. En les asphyxiant du point de vue financier, le gouvernement porte un véritable coup de poignard dans le dos aux associations de l’éducation populaire, qui ne pourront pas s’en relever.

Ces associations agréées, comme la Ligue de l’enseignement fédération du Patronage Laïque d’Oullins, mais aussi les Francas, la Jeunesse au plein air, assurent de façon complémentaire la mise en œuvre de politiques éducatives, que ce soit l’accompagnement scolaire, l’encadrement et la formation de jeunes, les classes de découverte, les activités sportives ou artistiques en direction de millions d’enfants, parmi les plus fragiles ou les plus modestes, partout sur notre territoire.

Dans le contexte de crise économique et sociale que nous connaissons, cette fragilisation du secteur associatif et d’éducation populaire, un des plus créateurs d’emplois dans notre pays, qui tisse au quotidien le lien social dans nos quartiers, représente plus qu’une grave erreur : c’est une faute politique.

François Hollande, lui, a choisi de faire de la jeunesse sa priorité :

« Nous nous engageons à ce que l’Etat propose une politique ambitieuse et soutienne en amont une politique forte de développement et d’accompagnement de la vie associative. Le financement pluriannuel doit être mis en place pour permettre aux associations d’avoir une visibilité sur leur avenir tandis que l’autonomie des projets associatifs doit être promue ».

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