27 mai 2014 : 71ème Anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance

27 mai 2014 : Rappelons-nous les épreuves traversées par nos parents et grands-parents qui n’ont ni perdu courage ni se sont réfugiés dans l’acceptation de la barbarie antisémite, homophobe, raciste, mais se sont organisés pour résister aux profondes entailles humaines et sociétales infligées par les extrêmes et créer les conditions collectives d’une vie solidaire, meilleure pour tous.

Discours de Mr René MEYNARD,
Président de l’Union Locale d’Oullins des Associations de combattants et Victimes de guerre (UFAC)

Merci de votre présence à cette manifestation commémorative pour rendre un hommage appuyé en ce 71ème Anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance le 27 mai 1943. Nous avons cette année le grand plaisir de voir cette date du 27 mai reconnue comme journée nationale.

C’est le 15 mars 1944 qu’a eu lieu la publication du programme, mais quel programme ! Création de la Sécurité Sociale, des Allocations familiales, de l’extension de la retraite des vieux travailleurs.

Un petit retour en arrière pour raviver quelques réflexions :
Très tôt dans la période issue de la défaite de 1940 en prenant en compte ses causes, mais aussi en analysant l’attitude de ce qu’on appelait alors les élites politiques et économiques et qui se tournèrent, pour bon nombre, dans l’appui au régime de Pétain et dans la collaboration avec l’occupant hitlérien, des hommes et des femmes s’inscrivirent dans une démarche de refus.
Il s’agissait là de premières réactions résistantes, mais nous étions bien loin d’une organisation solide et structurée.

Dès le début de la trahison pétainiste livrant notre pays à la dictature fasciste de l’Allemagne hitlérienne et de l’Italie mussolinienne, des hommes et des femmes de sensibilité et d’origines politiques diverses se levèrent pour s’y opposer, en témoignent les différentes prises de positions et appellent à résister… je pense au démocrate-chrétien Edmond MICHELET, à l’instituteur communiste limousin Georges GUINGOIN, au radical Henri QUEUILLE ou encore à Charles TILLON futur créateur des FTP, il n’en reste pas moins que l’appel d’un certain général Charles De GAULLE, le 18 juin 1940, est et restera pour l’histoire l’élément fondateur de l’embryon de la Résistance Nationale à l’occupant nazi et à ses complice français.

Je ne reviendrai pas sur le parcours chaotique, difficile et parfois même controversé qui a abouti à la création du Conseil National de la Résistance lors de la réunion du 27 mai 1943.

Daniel CORDIER, qui fut le secrétaire de Jean MOULIN, rappelait toute la portée de l’union de la Résistance ainsi réalisée, je le cite « rien ne caractérise mieux l’union sacrée de la France Libre que le choix par un général conservateur (De GAULLE), d’un préfet du front populaire (Jean MOULIN) pour accomplir une action militaire à laquelle rien ne le préparait ».

C’est pourtant ce que Jean MOULIN réussit à faire et à imposer aux différentes composantes de la Résistance.

A partir de ce 27 mai, rien ne sera plus comme avant.
On peut donc affirmer qu’après le 18 juin 1940, le 27 mai 1943 fut la 2ème date fondatrice de la Résistance Française, car elles se nourrissent l’une de l’autre et ne peuvent exister l’une sans l’autre.

Certes, réunir autour d’une même table les différentes formations engagées dans la lutte contre l’occupant n’a pas été une tâche facile car la Résistance était divisée, marquée par de fortes oppositions.
Certains rejetaient même l’union des mouvements de Résistance avec les forces politiques.
Cela permet de mesurer le tournant que fut la création du CNR jugé comme « capital » par le général De GAULLE.

Et c’est pour cela que nous ne pouvons que nous réjouir de l’aboutissement d’une vieille revendication de l’ANACR rejointe par quasiment l’ensemble des organisations et associations d’instituer chaque 27 mai une journée nationale de la Résistance, c’est depuis juillet 2013 chose faite de par la décision du législateur.
A nous de faire vivre cette journée, notamment en direction des élèves, collégiens et lycéens.

Le CNR, fédéré, organisait la Résistance sur le territoire national mais il réfléchissait aussi aux lendemains, c’est pourquoi quelques 9 mois après sa création il se dota d’un programme.
Comme on peut s’en douter, la pluralité des composantes ne rendait pas des plus faciles la réalisation d’un accord sur un programme qui fut commun à tous.
Mais la réalité politique et sociale amènera les uns et les autres à faire les choix nécessaires pour arriver à une unanimité sur le texte.
Alors… Vive le Conseil National de la Résistance, son message, et cet héritage qu’est son programme, afin que vive une France démocratique, républicaine, libre, solidaire et porteuse d’avenir.

Merci de m’avoir écouté.

Pas de commentaires pour le moment

Laisser un commentaire

Votre commentaire:

Permanence des élus

N'hésitez pas à nous contacter pour échanger !

Sur Rendez-vous : par mail : contact@oullinsdemain.fr ou par téléphone : 06 87 55 14 42

Maison des sociétés - rue Raspail - 1er étage